‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 127 sur 201 · Mardi 25 octobre · texte numérisé non relu

Mardi 25 octobre

faict faire deffence que nul de voz subjectz soubz son gouvernement n'eust à aller ne converser sur les pays et limittes des angloys sur poyoe de la hart sans congé de luy, pareillement de ne wyder aulcun bestial vif hors sondict gouvernement sur poyne de confiscation dudict bestial ^ » Selve s*est contenté de répondre qu*il avait toujours vu placer Fiennes dans les limites du comté de Guines, mais que d'ailleurs le roi possédait, en Boulonnais même, des terres ne ressortissant pas pour cela de fioalogne. Quant aux prohibitions de M. de la Rochepot, il a objecté qu'elles ne s'adressaient qu'à des sujets du roi de France et non à des anglais, et que d'ailleurs les soupçons qu*elles avaient pu faire naître devaient être eiTacés par les lettres du roi en date du 21, adressées aux gouverneurs et lieutenants de Picardie, Normandie, Bretagne et Guyenne. Le protecteur s'est montré satisfait de cette dernière réponse, tout en continuant à faire des objections sur la question de Fiennes. Selve lui a conseillé d'en faire parler au roi de France par l'ambassadeur d'Angleterre, ce à quoi il s'est résolu.

Nouvelles " ^^ demeurant, Sire, j'ay esté advcrty pour certain que ceulx-cy de la guerre n'ont aultrcs navircs armés en Escosse oultre les quatre espinasses oa ****^* brigantins qu'ilz tiennent à l'entrée des rivières de Dondy et du Petit Leich ' comme je vous ay naguères mandé, sinon troys vaisseaulx de guerre de ce roy qu'ilz tiennent à l'entrée du For d'Escosse ' pour le garder et empescher les vivres qui pourroint aller par là, dont l'ung est ugne grande hourcque l'auitre ung navire de III^ tonneaulx et l'aultre ung gallion, et n'est poinct nouvelles que de cest hyver ilz arment aultres navires ne de la part du Ouest ne de la part du North, dont je mectray poyne, Sire, d'estre le mieulx adverty que je pourray pour vous en tenir bien informé. Il y a deux ou troys jours que d'icy est party ung des gentz du chancellyer de Saxe q^uy a comme j'entendz passé par France à sa venue, ayant demeuré icy fort.8ecrettement environ quinze jours ou troys sepmaines et encores plus. Je n'ay rien pea descouvrir de ce qu'il a faict icy et à peine ai je peu sçavoyr qu'il y fust. Bien vous puis-je asseurer. Sire, qu'il a esté fort bien venu comme j'entendz et mesmement de Paget et luy a l'on donné cent escus à soa parlement. Gez jours passés, ledict Paget a esté chez l'ambassadeur de l'empereur demeurant fort longuement et estroictement en conférence et négotiation de quelque chose avec luy, dont il ne m'a esté possible de rien sçavoyr sinon que je suis adverty que ce n'est poinct pour affaire de marchantz, et disent aulcuns que ce n'est que pour avoyr permission et passaige de quelques allemantz pour ce temps nouveau s'il en est besoing. Quoy que ce soyt, Sire, je n'ay vouUu faillir de vous en advertir.

i. Ce fait est & rapprocher de Tinterdiction signalée par rambassadeur dans sa dépêcbe du 8 septembre 1546.

2. Firth of Tay et Firth of Forth, comme on vient de le voir.

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