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[lANMER 1548] M DE SELVE 271
élait déjÀ averti, Selve lui ea a donné avis comme par exprès commandement du roi, mais n'a pu encore découvrir si les lettres dont le roi lui a envoyé un double étaient bien, ou non, du comte de Huntley. Lord Maxwell est très ctroitemenl, tenu dans la Tour et toute communication avec lui est impossible; le comte de Bothwell a dit encore aujourd'tiui à Jean Hay qu'il attendait impatiemment la réponse du roi sur la question de sa pension.
ic Au surplus, Sire, ledîct maislre Jehan Hay m'a dict avoyr entendu du conte de Hontelay que le protecteur envoyoit V hommes en la ville de Dondy en Elscosse ' dans laquelle y en avoyt desjà deux C pour ce roy ausquelz ladicte ville a esté délivrée par le moyen d'ung seigneur d'Escosse nommé milord Grey ' qui est celiuy auquel appartenoyt Porlincraîg et de qui les angloys Tont eu, lequel oultre il dict avoyr proumictz, audict protecteur de faire tuer le gouverneur d'Escosae et que pour ce faire luy a esté envoyé d'icy par un sien frère ' présent de mil livres sterling qui vallent quatre mil eseuz, de quoy ledict Hay m'a dict que monsieur de Hoiilelay cstoyt après à advertyr ledict gouverneur s'il luy esloyt possible d'avoir congé pour faire passer ung homme faignant que c'est pour sez alTayres. D'aullrea nouvelles, Sire, je n'en sçay pour le présent sinon que celles de l'arrivée <Ic vos gentz en Escosse continuent pour certaines. Richard Martin m'eal venu veoyr qui m'a dict avoyr entendu du secrétaire de Paget que le conte de Lenox s'en alloyt avec quatre mille hommes iavader lez terres du conte d'Anguis s.ius me pouvoyr dire le temps ne sy c'est par mer ou par terre '. De moy je ne voy pas que quatre mil hommes de guerre soint icy fort prestz et beaulcoup moins quatre mil allemantz que l'on m'a dict qui viennent à ceulx cy quy à poyne ont peu avoyr de Flandres cent ou VI" espaignoli ou biscayns lesquelz encores sont venuz à la desrobbée et fort mal empoinct. Ledict Martin m'a auasy compté luy avoyr esté dict de mesme lieu cez propres termes que l'on verroyt quelque chose de l'empereur et que l'on avoyt envoyé vers luy aux plainctes. »
« Be Lottdreiy ce xri" janvier v xivir. »
Vol. 7, f 13t V, copie du xvi* siècle, 3 p. in-f.
1. 11 est usex singulier de voir l'ambasudeur annoncer seulement par une alluBJon ' auMj loiutaliie ua éTÉDement de l'importance de la prise de Duudee, remontant déjà ^Au il) décembre. (Dépâche d'André Dudley à lord William Grey, de Brouf;ht;-Craig, rn décembre. Catmdar of St. P., ScoUand. t. I, p.^î.) Dundee devait être presque tltçimédialemcnl repris par le$ Écossais. (Ci-dessous, dépêche du 26 janvier.] * 2. Patricia Gray, seiKiieur de Bullargask, cinquième lord Gray, qu'il ne faut pas Wnfondrc avec lord William Grey.
X N... Graj-.
i. Celte nouvelle parait erronée. A la mâme date, les documents anglais signalent l'I* dépari du comte de Lennos pour Yorli. (André Dudley au protecteur, Bronghty- Çraig, 3 Jsnvier. îbid., p. ^^.) L'invasion des terres du comte d'AnRUS fut en réalité tiéculêe par lord WharloB, gouverneur des marches occideniaica U'Ëcosse. (William Ny au protecteur, 10 janvier. Ibid., id.)
273 NÉGOCIATIONS DE [JANTIEE 1348]
SELVË AU CONNÉTABLE.
288. — LondreSy i 6 janvier. — Selve s'en réfère à sa présente dépêche au roi.
« De LondreSj ce a'V7-« janvyer \^ XLvri. » Vol. 7, P i36, copie du xvi« siècle, 3/4 p. in-P.
SELVE A M. DE LA HOCHEPOT
289. — Lotîdresy 16 janvier, — Selve a reçu avec le paquet du roi la dépèche de M. la Rochepot. Il lui semble reconnaître que les anglais se montrent plus conciliants.
« De Londres j ce xvi^ janvyer T* XLVir. » Vol. 7, r» 136 v% copie du xvi« siècle, 3/4 p. in-P».
SELVE A M. DE CHASTILLON
290. — Londresy 16 janvier. — Selve a reçu la veille la dépêche de M. de Ghastillon en date du 4 et lui fera savoir le résultat de la prochaine audience où il communiquera au prolecteur ce que M. de Ghastillon lai mande.
« De Londres y [ce xvi^ janvyer v^XLVii. »] Vol. 7, P 437, copie du xvi« siècle, 4/2 p. In-P.