Voir ci-dessus, !•' juin
[juin 1848] M. DE SELVE 367
mectre entre icelluy et celluy de la montaigne et au danger d'estre battu de tous lez deux. Et selon le portrait qu'il m*a monstre s'il est véritable semble bien y avoyr quelque apparence qu'ainsy soyt il. Il m'a aussy dict que lez dernières nouvelles que milord Grey luy avoyt mandéez estoint que quand il parliroyl d'Adingthon ce qu'il pensoyt faire bien tost il laisseroyt dedans en munitions, vivres, meubles et baigaigcs que Ton y avoyt retiré plus que ne vauldroit la rançon d'une royne d'Escosse quand elle seroyl prisonnière voulant dire par là que c'cstoyt desjà une fort bonne ville dudict Adingthon. Je luy ay demandé d'où pouvoint venyr tous cez meubles et baigaiges sy les angloys ne les y avoint portés. A quoy m'a respondu qu'ils estoint dez escossoys d'autour quy les avoint là retirés pour les mectre seurement. Sy ainsy est, Sire, que ledict milord Grey se parte dudict Adingthon comme il mande, je ne puys penser que ce soyt pour passer plus avant sentent la venue de vostre armée mais plus tost pour se retirer après avoyr fourny la place n'ayant paz à l'adventure envye quelque forte qu'il la sente que voz gentz le trouvent dedans. Quy est la substance de tous les propoz que m'a tenuz le protecteur sinon qu'il m'a dict estre adverty que vous vouiiés faire le mariage de la royne d'Escosse avec Monseigneur le Daulphin vostre ûlz dont je luy ay dict que je n'avoys ouy parler de ma vye. Il a esté faict à Adingthon ung combat entre deux gentilshommes escossoys naguères prins au chasteau de Tester desquelz l'ung est du nom de monsieur le gouverneur d'Escosse ainsy que vous, Sire, pourrez plus au long entendre par la description dudict combat que m'a envoyée monsieur le protecteur l'ayant faict traduyre en françoys selon que milord Grey la luy a mandée *. »
Le comte de Huntley a écrit à Selve qu'on l'envoyait dans une maison du roi d'Angleterre au pays de Kent et que le protecteur lui faisait de nouvelles avances. D'après les nouvelles qu'il avait reçues d'Ecosse, le gouverneur venait d'envoyer son Ois aîné en France ', et son second fils ^ à Dumbarton auprès de la reine d'Ecosse, près de laquelle était également le fils aîné du comte de Huntley*. Celui-ci envoie à Selve une lettre pour Jean Hay et une autre pour un Écossais demeurant à Dieppe : elles sont toutes deux dans ce présent paquet. Selve écrira à l'ambassadeur du roi en Ecosse par un des gens du comte qui part dans deux ou trois jours.
« De Londres y ce Sjuing i548. »
Vol. 7, f» 252 vo, copie du xvi« siècle, 8 p. 1/4 in-P.