‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 172 sur 201 · Information exacte, comme on le voit · texte numérisé non relu

Information exacte, comme on le voit

3. Sir Thomas Smith, secrétaire du roi d'Angleterre, et sir Thomas ChamberlaiBy

[juin 1548] M. DE SELVE 381

« Au surplus, Sire, j'ay sceu de Tambassadeur de Venise qu'estant hy«r avec le protecteur il luy dict qu'il venoyt avoyr lettres de milord Grey par lesquelles il luy mandoyt ^ que se retirant d*Adinglhon à Barwich il avoyt descouvert vostre armée de mer. laquelle selon cela peust bien arriver en Escosse des mardy XII* de ce moys qui est le jour que Ton tient icy qu'elle y arriva et luy dict ledict protecteur qu'elle n'esloyt pas sy grande qu'on la faisoyt et qu'il n'y avoyt que XV ou XVI gallaires et cinq ou six groz navires et que tout le reste n'estoint que petitz vaisseaulx de sorte que ce n'estoyt paz grande chose et qu'il estimoyt sy fortes et bien munyes les places que le roy d'Angleterre tient en Escosse que ladicte armée n'y feroyt paz grand mal de cest esté. Il luy parla aussy de la fortifflcation de l'entrée du havre de Bouloigne luy disant qu'il vous en avoyt faict parler et faire remonstrances dont il attendoyt bien tost responce pensant que vous vous accorderiés comme la raison vouloyt de la faire cesser de quoy je croy sans poinct de faulte qu'il auroyt belle envye, car de l'empescher il n'en voyt poinct de bon moyen à mon advis, et n'apperçoy pour encores qu'il se face rien par deçà à ceste fin sinon que par adventure l'on travaille pour faire mouvoyr l'empereur sans lequel je ne puys penser que ceulx-cy se veullent ny osent bouger quelque mal que l'on leur puisse faire delà la mer, car ilz ont maintenant trop de peur du costé d'Escosse quelque bonne mine qu ilz facent. Hz envoyent à présent IIiI<^ pionnyers delà la mer je ne sçay pourquoy faire : de gentz de guerre pour ce costé-là je n'en oy poinct parler, »

a De LondreSf ce xvf juing 1548, »

Vol. 7, f« 269 v®, copie du xvi« siècle, 1 p. 3/4 in-f«.

SELVB AU CONNÉTABLE.

401. — Londres j 16 Juin, — Sont venus trouver Selve, la veille, un allemand de Lubeck nommé Hubert Hartmann, et un jeune capitaine allemand, que Selve avait autrefois vus en Angleterre. Ces deux personnages se sont dits porteurs de lettres du roi à la reine d'Ecosse qu'ils se sont refusés à montrer, et, sur les observations de l'ambassadeur, se sont décidés à repasser à Flessingue pour gagner de là l'Ecosse. Ils ont prié Selve de certifier au roi et au connétable leur voyage en Angleterre.

« De Londres^ ce xvf juing i 548. »

déjà prévôt des marchands anglais d'Anvers, chargés d'une mission spéciale auprès de sir Edward Carne, ambassadeur d'Angleterre dans les Pays-Bas. (Leur correspondance, Calendar of St. P., For, Ser,, Edward VI, p. 25.) L'ambassadeur revient à plusieurs reprises sur leur négociation.

1. Dépèche de Grey au protecteur, de Berwick, 12 juin. {Calendar of SL P., Scotland, t. I, p. 87.)

[juin 1548]

« Monseigneur, je viens d'entendre qu'il y a dans ceste rivière deux navires chargés de munitions qui estoint prez de sortyr pour aller à Brouticraig quand Tarmée du roy est passée et n'ont osé bouger depuis. »

Vol. 7, r» 970 y®, copie du xvi« siècle, 4 p. in-f«>.

SBLYK A M. DE LA HOCHEPOT

402. — Londres^ i 6 Juin. — Selve avertit M. de la Rochepot du bruit de l'arrivée de la flotte française en Ecosse, le mardi 12 juin, des craintes que cause aux Anglais la fortification élevée sur la pointe de Boulogne, de Tenvoi de 400 pionniers anglais et du retour de sir William Herbert '.

« De Londres, ce xvi'juing î 548. »

Vol. 7, P 27i, copie du xvi« siècle, 3/4 p. in-l«.

Arrivée

delà

flotte fran<

9«ite en

Ecosse.

SELVB AU ROI.

403. — Londres, i 7 juin. — « Sire, ce soyr j'ay entendu de bon lieu que monsieur le protecteur n'a eu advertissement certain de Farrivée de vostre armée jusques à cejourd'huy matin que maistre Palmer est arrivé vers luy portant certaine nouvelle que le jour devant qu'il partist d'Escosse elle estoyt toute entrée en la rivyère du Petit Leich et il a mîctz III jours à venyr comme Ton m'a dict '. Bien est vray que ces jours passez ainsy que je vous ay mandé le dict protecteur avoyt bien eu lettres de milord Grey que vostre dicte armée auroyt esté descouverte en mer, mais il ne parloyt poinct de l'arrivée '. J'entends, Sire, que le dict maistre Palmer est principallement venu pour faire entendre la retraite dudict Grey à Barwich ^ et Tordre et provision qu'il a laissée dans Adinglhon quy est à ce que dit icelluy Palmer de III^ hommes de guerre pourveus de vivres pour UII ou Y moys du moins et la place bien forte et deffensable et tous les gentz de dedans bien délibérés de la tenyr et garder desquels est demeuré chef maistre Wilford * et que le dict milord Grey en s'en revenant à Barwich a mict le feu en passant à la ville de Dombarre quy ne luy doibt paz avoyr esté fort

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