Voir 28 juin et 3 juillet
3. Sir William Honning, secrétaire du conseil du roi d'Angleterre.
[juillet 1548] M. DE SELVE 397
« Sire, depuis hyer au soyr sont arrivés plusieurs courriers venants dEscosse vers le protecteur et mesmes encores ce matin et ce soyr bien lard et ont porté nouvelles comme j'entendz qu'Adingthon est assiégé et ne s'entend encores aultres particularités *. Ledict prolecteur dict hyer à Tambassadeur de Venise que les escossoys n'avoynt voulu pour ceste heure délivrer aulx françoys aultres places que Dombarre et Blàknés * jusqu'à ce qu'ilz ayent veu quel debvoyr et exécution ilz feront pour Tadvencement des affaires dudict pays d'Escosse combien que monsieur de Hontelay dict aultremenl. »
Vol. 7, fo 282 v°, copie du xvi<^ siècle, 11 p. in-P.
SELVE AU CONNETABLE
420. — Londres, i""^ juillet. — « Monseigneur, avant hyer l'évesque Affaires (le Vuinchester prescha longuement devant le roy d'Angleterre et tout *^"P®"*<^** son conseil et grande assemblée de gentz soustenant comme j'ay entendu directement le contraire de toutes les nouvelles oppinions qui s'approuvent et tiennent maintenant par deçà et mesmement. Quant à la messe et au Saint Sacrement de Tautel disant qu'il vouldroit plus tost estre bruslé de cent feuz de se départyr de ce que TEsglyse a déterminé làdessus et qu'il sereputeroyt heureux de mourir pour une telle querelle. Et hyer sur le soyr feut mené prisonnyer en la Tour dont tout le monde a oppinion qu'il ne sorlyra jamais sy ce n'est pour perdre la vye, car il feust merveilleusement véhément ainsy que Ton dict à reprendre les innovations de ce pays et jusqucs à dire au visaige de ce roy qu'il ne pouvoyt ne debvoyt usurper le tillre de suprême chef de l'Esglise. Aulcuns disent qu'il luy avoyt esté enjoinct expressément de faire ung sermon en public et en présence du roy d'Angleterre pour déclairer i»t manifester ce qu'il sentoyt sur chascun article des choses concernantes la religion qui ont esté enjoinctes par cedict roy pour ce qu'il avoyt reffuzéd'en mectre son oppinion par escript de sorte qu'il estoyt forcé ou de parler contre sa conscience ou de dire ce qu'il a dict. Et aultres qui luy sont plus contraires disent que luy mesmes avoyt pour- :?uyvy de pouvoyr faire cedict sermon devant ledict roy et d'avoyr audience de luy poureeste foys pour se desgorger de ce qu'il avoyt sur le cueur'. Au surplus, Monseigneur, ir m'est cejourd'huy arrivé ung homme que j'avoys envoyé à Barwich et Adingthon qui m'en a rap-