Bruits erronés. Cf. 13 juillet
3. Récit de l'escarmouche du samedi 30 juin devant Haddinglon, relatée dans la dépêche de sir Thomas Palmer au protecteur, du !«' juillet. {Calendar ofSt. P., Scotland, t. I, p. 89.)
seigneur d'estofTe attouchant de parenté à la royne, et que le lendemain quy estoyt le premier jour de ce moys tout le reste de ladîcte armée s*estoyt venu camper au tour des montaignes prochaines dudict Adingthon où l'on altendoyt dès la nuict ensuyvant quelque commencement de batterye de nostre artillerye et qu'encores que desdicles montaignes l'on peust battre dans la ville et nuyre quelque peu aulx maisons toutesfoys qu'il ne pensoyt pas qu'il peust venyr grand dommaige de ce costé là, car il y avoyt ung boulvart quy respondoyt en cest endroiet merveilleusement fort et seur et tout le reste de la ville estoyt en sy bonne force et deiïencc qu'il ne croyoit poinct qu'il en deust venyr inconvénient. » Selve, en le remerciant de ses bons offices, lui a répondu assez fièrement, et demande au connétable à étr« directement averti des succès du roi en Ecosse, afin de pouvoir divulguer la vérité aussi bien que les étrangers leurs mensonges.
Selve a envoyé visiter le sieur de Garces, qui est convenu de sa tentative d'évasion, en laquelle il déclare n'avoir pas contrevenu à la foi jurée. « El se plainct que ledict Grey Payant reprins l'a fort inhumainement et mal honnestement Iraicté jusques à luy donner ung coup de poing sur le visaige et le faire mener au gibet la corde au col. » Selve demande s'il faut en parler au prolecteur.
« De Londres, ce y juillet i 518, »
« Monseigneur, Ton me vient encores tout présentement d'advertyr pour certain [que] Brouticraig est prins. » Vol. 7, P 290 v», copie du xvi« siècle, 2 p. 1/2 in-f°.
SKLVE A M. DE LA ROCUEPOT.
425. — Londres^ 6 juillet, — Selve a reçu la veille les dépèches de M. de la Rochepot en date du 29 juin et du 3 juillet. Il l'avise du bruit de Tarrivée du contingent allemand et des nouvelles d'Ecosse et le prie de faire tenir au connétable le paquet ci-joint.
« De Londres^ ce vi' juillet i 548. »
Vol. 7, fo 292, copie du xvi*^ siècle, 1 p. in-P.
SELVE A M. DE CDASTILLON.
426. — Londres, 6 juillet, — Selve a reçu la veille les dépêches de M. de Ghaslillon en date des 30 juin et 3 juillet, avec le paquet destiné au frère de M. de Ghastillon.
« De Londres, [ce vi' juillet i 548], »
Vol. 7, P 292 v», copie du xvi« siècle, 1/2 p. in-^.
1. Le capitaine Villeneuve. (D'Andelot au duc d'Aumale, Teulet, /. c.) Cf. ci-deijsoiis, 19 juillet.
[juillet 1548] M. DE SELVE 401
SELVE AU ROI
427. — LojidreSy 13 juillet. — « Sire, ce qu'il y a icy de nouveau siège de pour le présent est que le protecteur a luy mesmes compté au secrétaire ^ * '"»*<>" de la seigneurie de Venise pour faire entendre à Tambassadeur que dimanche dernier environ une heure après minuit * les angloys avoint mictz dans Adington IIll^ hommes de renfort et bonne quantité de munition quand et eulx * de sorte qu'à présent ilz estoint llll'^ hommes de guerre dedanset que l'escorte quyavoytaccompaigné lesdicts 1111^ hommes en s'en retournant avoit esté assaillye par voz gentz, mais qu'elle s'estoyt retyrée sans aulcune perte et que tout ce qui avoyt esté faict jusques à présent contre ladicte place ne servoyt de guère et que voyant voz gentz après y avoyr faict deux grandes batteries en deux endroiclz qu'ilz n'avoint paz faict grand dommaige ne ce qu'ilz pensoint ilz s'estoint mictz après à vouloyr combler le fossé pour y aller à Tassault avec eschelles et qu'il esperoyt qu'ilz n'y feroint guère, et toutesfoys qu'il n'y avoyt moyen d'en venyr à bout que cestuy là, car de l'avoyr par longueur de siège il ne se pouvoyt faire veu que la place estoyt grande et le numbre des gentz qui estoint devant estoyt trop petit pour l'assiéger de toutes parlz. Oultre dict ledict protecteur avoyr eu seur advestissement par des espyes que le seigneur Slrozy allant recongnoistre les batteries quy avoint esté faictes pour adviser ce qui se debvroyt faire avoyt esté atlainct d'ung coup d'artillerye par une cuisse qui luy avoyt rumpu l'oz et i'avoyt mictz en estât que l'on tenoyt impossible qu'il sceust vivre '.Il se dict aussy, Sire, tout communément en cesle court qu'il y est venu nouvelles que cez jours passés a faict telle tourmente en Escosse que toute vostre armée de mer a esté conslraincte de s'esquarter et séparer çà et là et qu'il y a eu VI de voz navires perduz et qu'à tous les autres a esté forcé decoupper les matz de sorte que voz gallaires estoint toutes allées en certain endroict du pays d'Ecosse pour lever boys à faire des matz à vosdicls navires lesquels ceulx cy disent qu'ilz vont trouver et rencontrer au premier jour,et sont desjà sortis de Porcemuth la plus part des grandz navires qui viennent comme l'on tient pour certain en la bouche de ceste rivière et au port d'Arrviche pour trouver le reste des aultres navires et lever victuailles et aultres choses qui leur sont nécessaires et s'estime que ladicte armée de mer ne sera poinct tout au plus que de XXXVIl ou XL