‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 178 sur 201 · Dimanche 8 juillet · texte numérisé non relu

Dimanche 8 juillet

2. Dépêche du conseil privé au comte de Shrewsbury, 11 }\i\\\el.{Calendar ofSt, P., ScoUandy l. I, p. 94.)

3. La blessure de Pierre Strozzi, reçue le 4 juillet, était beaucoup moins dangereuse, comme Sclve Tannoncera dans ses dépêches des U et 19 juillet. (DWndelot, d'Oyscl, d*Essé au duc d'Aumale, 5 et 6 juillet, dans Teulet, /. c. p. 178-183; sir Thomas Palmer au protecteur, 4, 5 juillet, dans Calendar of SI, P., Scotland, t. I, p. 90.)

Angleterre. — 1546-1549. 20

navyres de guerre dont les dix sont navires de III et IIII^ tonneaulx et XV ou XVI de cent ou VI" tonneaulx et le reste moindres vaisscaulx dont aulcuns sont h remes et que ce quy y pourra estre dadventaige ne seront que navires victuailliers pour ladicte armée de laquelle milord Clinthon est chef quy debvoyt partyr hyer ou aujourd'huy pour aller audict Arrvich où Ton a cez jours passés envoyé grand nombre de mariniers prins et levés en cesle ville et le long de cesle rivière et y a plusieurs qui sont d'oppinion que lesdicts navires angloys quelque voyaige qu'ilz voisent faire en Escosse seront bien pour aller donner ung tour premièrement à Bouloigne pour y porter victuaillc ou bien usant de ceste coulleur pour congnoistre par quel moyen et en quelle sorte vostre nouveau fort se pourroyt endommaiger. Qui est, Sire, tous ce que j*ay de nouveau à vous mander pour ceste heure, sinon que tout ce qui estoyt icy de reste de cappitaines espagnolz, avec envjTon cent ou six XX soldatz espaignolz, flamentz et italiens, sont partis cez deux ou troys jours pour aller en Escosse en la meilleure diligence qu'ilz pourront.

« Sire, etc. »

« De Londrez, ce xiii* juillet i 548. »

Vol. 7, 292 v®. copie du xvi« siècle, 2 p. 1/2 in-P.

SELVE AU CONNÉTABLE

l'aaâage do 428. — Londves^ i 3 Juillet, — « Monseigneur, je n'ay à vous dire ^ên^Francr' ^^^^^^ ^® contcnu en mon aultre lettre, sinon que l'homme du conte de Hontelay m'a dict que la nouvelle qui se disoyt icy entre aulcuns de la prinse de Brouticraig n'estoyt poinct véritable, mais qu'il estoyt bien vray que noz gentz avoint prins ung aultre fort prez de Humes sur une montaignette prochaine d'ung villaige nommé Lauder *, lequel lieu avoyt esté prins d'assault et les angloys qui estoint dedans tous tués qui pouvoint eslre en numbre de deux centz, ou environ. Toutesfoys, Monseigneur, je ne voy paz qu'il y aist plus de certitude en ceste nouvelle qu'aulx aultres, car il n'en sçayt que par en avoyrouy parler à plusieurs angloys de plusieurs desquelz venoyt aussy la nouvelle de la prinse de Brouticraig *. Ledict homme m'a aussy dict que Ton avoyt icy nouvelle qu'il estoyt party de nostre armée de mer qui est en Escosse quatre gallayres et six navires pour aller faire le tour de l'isle et lever la petite royne à Dombertrand pour la mener en France' et que pour ceste raison

1. Lauder, sur la Leader^ affluent de la Tweed (comté de Berwick). Aucune allusion à ce fait de guerre dans la correspondance de lord Grey.

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