Gravescud
2. La flotte anglaise parut le 27 devant Berwick. (John Brend au protecteur, Berwick, 27 juillet. Cal, of SL P., Scotland, t. I, p. 92.)
[juillet 1548] M. DE SELVE 417
là sinon qu'il dict que sur tous lez navires qui sont partis n'y scauroyt avoyr en tout V^ hommes. Et de moy, Sire, je croyrois facillement qu'il y en eust beaulcoup moins. Il dict aussy qu'il se faict grandes provisions de victuailles audict Arrvich et Ipswich * et que l'on y tue et salle beufz et telles aultres choses à force qui sembleroyt estre signe que lez navires de Porcemuth deussent aller prendre là leurs victuailles quand ilz seront prestz et armez. Et pour en sçavoyr mieulx la vérité j'envoye ledict homme audict Porcemuth pour sçavoyr quelz navires il y a, Testât auquel ilz sont et quelle part se dict qu'ilz doibvent aller.
« Sire, rhomme du conte de Uontelay me vient de dire que cejour- Négociations d'huy sont arrivez en eeste ville des gentz du conte Baudouel qui ont le^^^^ laissé leur maistre à Barrvich dont ilz ne partirent que lundy dernier et de Humiey. disent qu'il est encores là pour ce que railord Grey a faict difficulté de le laisser passer en Escosse nonobstant le saufconduit que le protecteur luy avoyt donné pour se y en retourner. Au moyen de quoy ledict conte siège de a esté constrainct de renvoyer encores par deçà pour cest effect. Lez "***^°^^°"nouvelles qu'il compte de ce quartier là sont que tous lez gentz de cheval angloys ont esté deffaictz qui n'estoint paz moins de III ^ et qu'encores sur l'heure du combat en sortist de la ville d'Adingthon VI ou VII^ desquelz a esté faict tout de mesmes, et Tung de ceulx quy comptent ce que dessuz asseure d*avoyr esté présent à ceste defTaicte et dict que tant s'en fault que voz gentz ayent laissé le siège d^Adingthon qu'ilz tiennent ladicte place assiégée plus estroictement que jamais l'ayant tellement battue et par dedans et par dehors que sans aulcun double ils l'emporteroint s'ilz vouloint aller à l'assault ce qu'ilz ne veulent faire pour ne perdre lez bonnes gentz de guerre qu'ilz ont desquelz ilz s'attendent d' avoyr affaire et espèrent ung grand effect et ung grand fruict sy lez angloys leur vont donner une bataille comme ilz se y préparent et en font le semblant laquelle gaignée ilz sçavent bien que ladicte place ne leur peust eschapper la voyant et tenant dez ceste heure quasy comme en leur puissance. Lez serviteurs dudict seigneur Baudouel disent oullre que les angloys n'ont pour le présent vers ledict pays d'Escosse aulcunes gentz de cheval et ne peuvent estre en tout pour ceste heure que environ IX ou X^ hommes de pied au tour de Barrvich et sur la frontière et que le gouverneur d'Escosse est à VIII mil dudict Barrvich au deçà d'Adingthon en ung certain paz et destroict qu'il garde avec lez escossoys. Quant aulx allemants et hourques dont ceulx cy ont faict et font tant de bruict ilz asseurent qu'il n'en est aulcune nouvelle ny à Barrvich ny à Neufchastel ne par tout ce pays du North dont ilz ne font que venir maintenant. Au surplus, Sire, j'ay encores depuis ma dernière despesche entendu que pour vray tous les seigneurs et gentishommes de ce pays sont mandez se trouver prestz sur la frontière d'Escosse le plus
. 1. Ipswich.
Angleterre. — 1546-1849. 27
tost que faire se pourra et que le protecteur ira en personne. El tout présentement me vient quelcun de dire que ledict protecteur a cejourd'huy mandé en ceste ville que tous lez gents de cheval que faict ladicte ville lesquelz estoint desjà tous prestz à partyr et tous habillés de ronge feussent vestuz d'une aullre couleur et façon selon ung accoustrement qu'il a faict envoyer exprez à cestc On et est de sez livrées et couUeurs qui faict encorez plus présumer qu'il ira en personne et qu'il veult que ceulx cy soint de la pareure dez siens. Et se dict que lesdicts gentz de cheval pourront estre prestz à partir sabmedy ou dimanche *. Voylà, Sire, tout ce qui est survenu et que j'ay aprins depuis ma dernière depesche. « Sire, etc.. »
« De Londres, ce xxvi* jour de juillet 1ô48. »
Vol. 7, P 311 vo, copie du xvi« siècle, 3 p. in-f».
SELVE AU CONNÉTABLE
447. — Londres^ 26 juillet. — Selve s'en réfère à sa présente dépèche au roi.
« De Londres, ce xxvi^jour de juillet j 548. »
Vol. 7, fo 313 vo, copie du xvi« siècle, 1 p. in-f°.