George Gordon, cinquième comte de Huntley
AlfGLBTBRRB. — 1546-1549.
466 NÉGOCIATIONS DE [novembrk 1548]
tinés à son évasion. « L'occasion pour laquelle il a envoyé sondict homme vers moy », dit Selve, « est pour m'advertir qu'il estoil hyer chez le protecteur lequel il dict n'avoir eu nouvelles d'Escosse il y a plus de XV jours et estant là entendist que l'on depeschoit vers le roy d'Annemarch ung filz hastard du feu duc de Surfolch * avec ungescossois nommé le cappitaine Bordich qui aultresfois a esté au service du feu roy voslre père et de sa garde * comme je pense lesquelz ont charge de mectre en avant le mariage de madame Elizabeth seur de ce roy avec le filz dudict roy d'Annemarc ', lequel par ce moyen le protecteur cuyde et veuU attirer à ayder et favoriser les entreprinses de cedict roy contre les escossois. De quoy, Sire, je n'ay rien encores entendu d'ailleurs. Et aussi dict ledict sieur de Honlelay que cela ne fust que hyer advisé et résolu entre ceulx du conseil de deçà dont je regarderay par aultre voye si je pourray descouvrir quelque chose. Ledict conte de Hontelay dict aussi que le protecteur luy a acordé de pouvoir aller pour troys moys en Escosse en luy baillant bons ostaiges de se rendre et représenter icy au bout dudict temps ce qu'il n'a accepté, et oultre m'a mandé qu'il y a ung nommé Hamilton qui est comme je cuyde frère du cappitaine de Lîsleboarg auquel le protecteur a prommictz de retourner audict Escosse pour essayer de faire délivrer maistre Palmer gentilhomme angloys au lieu de luy et s'il ne le peust faire se rendre icy dans Nouel et doibt ledict Hamilton partir demain lequel entre aultres choses a charge dudict protecteur de faire entendre de sa part au gouverneur d'Escosse que s'il veult suivre le party du roy d'Angleterre il lui fera dès à présent plus de bien que vous, Sire, ne luy en avez jamais faict ne promniietz. >» Ces jours passés, le sieur de Maxwell, qui est encore prisonnier à la Tour, a fait dire à Selve qu'il avait prié depuis longtemps déjà Jean Uay de signaler au roi son triste sort, rappel dont Selve lui a promis de se charger.
« Sire, Berteville qui ne vous a jusques icy faict service que j*aye congneu que de mensonges et prommesses sans effect m'a encores envové semondre d'envoyer quelcun vers luy pour me faire entendre quelque chose de grande importance, et y ayant envoyé je n'ay aultre chose aprins de luy sinon qu'il dict que si vous luy voulez envoyer sa grâce bien ample signée et scellée, luy descharger et acquicter son bien de toutes ses debtes et envoyer par deçà vers luy ung gentilhomme exprès pour cest effect et qu'il vous le nommera, il vous fera entendre et desccavrir