Sir Charles Braudoo, duc de SufTolk, mort en
2. Sir John Borlhwick, qu'on trouve chargé d'une mission en Danemark et ei Suède en avril-mai 1549, mission au cours de laquelle il eut à employer BerleviUr- (Calendar of SL P., For, Ser., Edward VL p. 32, 36.) La mort d'un • capiUi»? Borlhwick » en Ecosse est mentionnée en 1565 et en 1569. (Calendttr ofSt, P., ScolU»^t. I, p. 207, 276.)
3. Frédéric, tils de Christian III, roi du Danemark pour le nom de Frédéric H (1559-1588.)
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par iedict gentilhomme le nom d'un grand personnaige de vostre royaume lequel ainsi qu'il dict mande par deçà advertissementz de toutes choses qui se y font et baillera lettres signées de sa main qu'il dict avoir recouvréez pendant qu'il estoit naguères en Escosse ^.. Il m'a aussi mandé pour toutes nouvelles que l'ambassadeur de l'empereur s'en estoit allé en Flandres pour la conclusion d'ugne ligue contre vous affin de vous faire commencer la guerre par le duc de Savoye. Sur quoy luy a esté respondu par mon homme que ceste ligue se manioit doncques avec les marchans d'Anvers ou la justice dudict lieu où Iedict ambassadeur est poursuivant des procès qu'il a, comme à la vérité, Sire, j'entendz qu'il est et que c'est tant seulement pour ses affaires particulières qu'il est allé par delà. Par ainsi, Sire, Ton peust voir de quel pied marche Iedict Berteville etlfuel seureté il y a en ses advertissementz ausquelz je ne suis pas délibéré de plus prester l'oreille si vous ne le me commandez. « Sire, j'ay envoyé homme exprès à Arrvich où Ton m'avoil dict qu'il s'apprestoit quelques navyres affin d'entendre que c'est. Et m'a rapporté que le pénultime du moys passé partyrent dudict Arrvich XII des grandz Davyres du roy d'Angleterre bien équippez chargez de munitions pour les fortz que les angloys tiennent en Escosse et qu'il n'y avoit genlz dessus que pour la defîence desdicts navyres et non pour mectre en terre, et qu'audict Arrvich y en avoit douze aultres navires marchantz assez grandz et beaulx qui s'équippoint aussy en guerre pour le mesme cffect que dessus et affin d'aller porter encores munitions après les aultres. Je ne SQay s'ils les deschargeront toutes à Barrvich ou si une partie ira plus avant jusques à Brouticraig. J'entendz aussy qu'il y a plusieurs aultres navyres sur mer au guet en divers endroictz et principalement du costé du Ouest pour piller et robber ce qui se trouvera. »
« [De Stretham,] du vi^ novembre i 548, »
Vol. 8, f° 68, copie du xvi* siècle, 4 p. in-f<*.
SELVE AU ROI
511. — Londres^ i4 novembre, — Selve a reçu ce jour même la dé- Trouble» pèche du roi en date du 8 *. Les nouvelles que le roi lui envoie de la ré- •" oay«nne pression du soulèvement de Guyenne ne pouvaient arriver mieux pour confondre les mensonges qui se débitaient à la cour. Il en a fait part au protecteur, à l'occasion d*un entretien qu'il avait avec lui au sujet du détroussement d*un des gens de l'ambassade commis la veille auprès de Londres.
1. Cette imputation nouvelle de Berteville parait porter sur un autre personnage que le seigneur de Jaigny, dont il avait déjà livré le nom, au mois de mai précédent. (Selve au roi, 23 mai.)
2. L'ambassadeur rentre à Londres, d'où il était absent depuis le 19 août.
d'EcosM.
Le protecteur en réalité est assez mécontent de ces nouvelles et n*a pu se garder de le montrer par sa mine. Quant aux propos tenus au roi par Tambassadeur d'Angleterre à Gien, dont le roi avise Selve, Selve les Guerre déclare conformes à ceux que le protecteur lui a tenus à Syon. « Quant aulx nouvelles d'Escosse, je n'en ouys jamais moins parler que Ton faict qui est vray signe que l'on n'a rien de bon à dire, laquelle oppinion est confirmée par ce que me manda hyer le conte de Hontelay, c'est qu'estant ledict jour d'fiyer avec le protecteur il luy veit recepvoir deux pacquetz d'Escosse après l'ouverture et lecture desquelz il feist une fort triste contenance et après parlant ensemble ledict protecteur luy dict en grand cholêre qu'il ne pensoit pas qu'il y eust une plus infidèle et plus desloyalie nation au monde que Tescossoise sans luy alléguer aultre raison ny fondement de ce blasme que de luy dire que un^ gentilhomme angloys allant vers le gouverneur d'Escosse soubz saufconduict de luj avoit cuydé estre tué ayant esté prins prisonnier combien que depuis ledict gouverneur l'avoit faict délivrer. Par ainsi fault dire que le mescontentement qu'il monstroit luy debvoit venir d'ailleurs que de la prinse dudict gentilhomme veu qu'il a esté si soubdain délivré. Daventaige, Sire, il dict audict conte que vous aviez naguerres envoyé une belle somme de denyers en Escosse qui estoit de vingt-cinq ou vingt-six mil escuz au plus et que pour résister et contrepoiser à une telle somme toutes les fois que vous la y envoyerez le roy d'Angleterre en avoit tousjours trente mil prestz et qu'il sçavoit bien que vous aviez grande faulle de deniers, mais je me doubte comme j'ay faict dire audict conte qu'il a tant de peur qu'on congnoisse que son maistre est fort malade de ceste maladye qu'il la veult mectre aussy à ceulx qui en sont bien sains et délivrés... Qui m'a aussi mandé que ledict protecteur luy refuza et dcnya hyer la permission qu'il luy avoit une fois donnée d'aller jusques à Yorch luy disant que les affaires et occasions se changeoint et que selon cela il failloit qu'il changeast aussy ses délibérations et que dedans huict jours il luy feroit dire ce qu'il avoit à faire. Semblablement il feist hyer dire à monsieur de Maxouel comme il me vient de mander toute ccste heure qu'il print résolution dedans la fin de ce moys de se donner et jurer au service du roy d'Angleterre, aultrement que tous ses biens qu'il a par delà sur la frontière seroint donnés à des gentikhommes angloys des mains desquelz il ne les retyreroit jamais et luy ne bougeroit de sa vye de la prison où il est, me mandant ledict de Maxouel qa'il me prioit de vous en adverlir et ce pendant luy mander quelle response il debvra faire et qu'il diffère et temporise jusques là s'il luy est possible... Ces jours passez j'ay entendu que quelques navires angloys qui allointà Brouticraig avoint trouvé là sur mer quelque force qui les avoit repoulsez et contrainctz revenir à la coste de ce royaulme dont je w sçay aultrement la vérité. 11 n'y a guères aussi que le protecteur dicta monsieur de Hontelay que la reine douarière d'Escosse estoit allée es
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personne avec environ deux mil hommes en la ville de Sainet-Jehan pour donner ordre et pourvoir à la deflence d'icelle et que le conte d'Arguil estoit à Dondy avec cinq mil escossois et le gouverneur en la part du Ouest ' chastiant et punissant les rebelles et ceulx quy ont dernièrement failly de se trouver à la guerre contre les angloys, et quant à voz gentz qu'ilz faisoint ung fort à Mussilbourg qui est entre Hadington et Lislebourg, donnant néanlmoins à entendre audict sieur de Hontelay que ledict gouverneur ne s'acordoit guères bien avec voz gentz et daventaige que le conte de Southerland qui est parent et du nom dudict seigneur de Hontelay * avoit esté fort mal traicté par icelluy gouverneur, lequel avoit donné le conté de Morane ^ qui appartient à la royne d'Escosse au conte d'Angousse ou son frère combien qu'il eust esté baillé à ferme pour quelque (emps audict conte de Southerland ^ lequel parla il vouloit avî^it le temps exclure de ladicte somme, alléguant ce faict pour ung fort maulvaiz traictement faict à ceulx du nom et du sang dudict sieur de Hontelay... Je suys adverty que le moys passé les habitans de Dieppe firent relascher ung navyre pescheur angloys qui avoit esté prins et mesmes payé dommaiges et intérestz ausdicts angloys par celluy qui Tavoit prins. Aussy m'a Ton dict que depuis peu ceulx de Fécan ont délivré ung aultre navyre angloys chargé d'estaing et de bonne marchandise qui sont choses bien estranges si elles sont véritables, et que je croy que vous, Sire, n'entendez pas car il s'en fault beaulcoup que Ton ne face icy de mesmes à voz subjectz. 11 se dict que le roy d'Angleterre sera icy dans peu de jours et que les estatz de son royaulme qu'ilz appellent icy Parlement y seront assemblés le XXIIII" de ce moys où il se trouvera en personne pour le premier jour comme il feist Tannée passée. »
« De Londres, [lejciiih novembre i 548, »]
a Sire, monsieur de Hontelay me vient de mander avoir entendu que milord Grey s'en revient dans peu de jours et doibt estre renvoyé à Bouloigne avec quelques gentz de cheval ' ce qui s'est dict bien long temps a comme je vous en advertys par mon homme que j'envoiay dernièrement
1. Archibald Campbell, quatrième comte d*Ârgyle, et sir James Douglas, baron de Drumlanrig, gouverneur des marches occidentales d'Angleterre.