Le comté de Murray
4. Le comte de Sutherland avait épousé Margaret Campbell, veuve de James Stuart, comte de Murray, flls naturel du roi Jacques iV, mort en 1544. Le don du comté de Murray aux Douglas les brouillait avec les Gordou.
5. La correspondance d'Ecosse, interrompue depuis le 25 septembre, et qui reprend le 1*' novembre, ne contient plus de dépêches de lord Grey, qui avait dû déjà partager le commandement avec le comte de Shrewsbury depuis sou échec. (Selve au roi, 12 août.) Elle est désormais tenue par John Breud, jusqu'à la fin de novembre, où elle s'interrompt jusqu'en mars suivant.
vers vous, Sire, lors que vous estiez à Lyon. Ledîct conte escript une lettre que j'ay raise en ce paquet à maistre Jehan Hay. »
Vol. 8, f° 70, copie du xvi« siècle, 0 p. in-P.
SELVE A M. DE LA ROCUEPOT
512. — Londres^ i4 novembre, — Selve a reçu ce jour même la dépêche de M. de la Rochepot du iO et a fait immédiatement plainte au protecteur de la prise du navire appartenant à un marchand de Montreuil opérée par les anglais près d'Etapies. Il avise M. de la Rochepot de la libération des navires anglais retenus à Dieppe et à Fécamp et du bruit du départ de lord Grey. « C'est tout ce, Monseigneur, que j'ay pour ceste foys à vous dire, sinon que ma femme a esté sy hardie marinière qu'elle m'est voulu revenir voir en ce pays encores que je luy eusse conseillé et mandé le contraire. »
« De Londres, [ce xiii^* novembre i 548, »]
Vol. 8, f» 73, copie du wi" siècle, \ p. In-K
SELVE AU ROI
NégocimUon 513. — Londres, 22 novembre, — Selve a reçu la dépèche du roi en •▼eo date du 15 et selon Tordre du roi a requis le comte de Huntley de
de HunUey. prendre une résolution : celui-ci est en ce moment en instance auprès du protecteur pour se rendre à York et y attendre sa femme, voyage qu'il se refusait naguère à faire. Il a également avisé le seigneur de Maxwell des bonnes intentions du roi à son égard. « Toutesfoys à ce propoz, » dit Selve, « il me souvient, Sire, que vous m'envoyastes ung jour une lettre qu'il vous avait pieu escripre au protecteur en faveur du conte de Hontelay et dudict Maxouel, néanlmoins il n'y eust ne l'ung ne l'aultre quy s'en voulsist ayder ni estre d'advis que je la présentasse. Quant à ceulx qui doibvent estre dépeschez en Danemarch pour le mariage de madame Élizabeth d'Angleterre avec le fîlz du roy dudict Danemarc, je m'en suis fort enquis et par plusieurs moyens et je n'en ay rien peu d'ailleurs entendre que du conte de Hontelay et du sieur de Maxouel qui me faict croyre que ce doibt estre quelque faulx allarme que le protecteur a voulu faire sonner aulx oreilles des escossois qui sont icy pour les esbranlcr et faire plus tost condescendre à sa dévotion ou bien affin que par leur moyen ce bruict soit semé par le pays d'Escosse, et en m'enquérant de la vérité de ce faict j'ay entendu dire que le filz dudict roy d'Anemarc est proumictz au duc Maurice pour une sienne fille ou nyepce par le moyen et faveur de l'empereur, dont je ne sçay, Sire, s'il
de Dundee.
[novembre 1548] M. DE SELVE 471
est quelque chose. Tant y a que ce que j'en ay sceu vient du secrétaire de Tambassadeur de l'empereur vers ce roy, et si la vérité estoit telle il n'y auroit paz grande apparence que ceulx cy peussent rien faire avec ledict roy d'Annemarch quand ilz en auroint envye, car il est croyable que l'empereur vouldroit rompre ce coup et sembleroit à ce que la proumesse précédente qui luy auroit esté faicte pour le duc Maurice luy feust entretenue.
« Sire, ce qui se dict de nouveau d'Escosse pour cesle heure est que * Pri»e les escossois qui estoint dans Dondy ayantz commencé de ediffier un^ fort près de Brouticraig de Taultre costé de la rivyère et vers la part de Sainct-André avoint esté empeschez par les angloys qui avoint là envoyé bon numbre de navires avec genlz dessus pour descendre en terre et empescher ledict ouvraige lesquelz avoint esté si bien repoulsez pour la première foys qu'ilz avoint esté contrainctz se relyrer sur lesdicts navyres et revenir à Barrvich prendre plus grand nombre de gentz avec lequel estant retournez à ladicle entreprinse estoint fînablement venuz au combat avec les escossois où les angloys confessent avoir perdu quarante ou cinquante hommes et de la part des escossois n'allèguent qu'il y ayt eu aullre perte que du cappitaine d'iceulx qui se nomoit maistre Doch. Vray est qu'ilz disent que lesdicts escossois se sont retirés et déportez de ceste fortification et ouvraige et entendez que cola fust environ l'unze ou douziesme de ce moys. Ausquelles nouvelles, Sire, il n'y a poinct grande certitude comme il n'y a communément en toutes celles qui se disent icy touchant les affaires dudict Escosse : si ne veulx je faillir de vous en mander tout ce que j'en puis apprendre. »
Selve a reçu une requête des prisonniers franc^ais pris à Calais sur la galère et demande au roi s'il doit parler pour eux de rançon ne sachant si cette offre impliquerait que la galère fût de bonne prise.
Le comte de Huntley lui fait à l'instant savoir des nouvelles d'Ecosse. « Qui est que les angloys s'en sont allez par deux foys par mer avec bon nombre de navyres sur le fort que les escossois font à Brouticraig et la première foys la royne d'Escosse s'y trouva avec le conte d'Arguil et bon numbre de gentz, de sorte que lesdicts angloys furent contrainctz se retyrer sans rien faire jusques à Barrvich et la prindrent plus grand nombre de navyres et entre aultres des aliemantz qui sont au service de ce roy et retournèrent à ladicte entreprinse estantz pour lors retyrez tant ladicte dame que le conte d'Arguil en sorte qu'il n'y avoyt pour la
1. Récit de Téchec des anglais devant le forl écossais de Broughly-Craig, et de la paix de Dundee, enlevée par eux à la faveur de cette diversion. Ce fait de guerre est annonce au protecteur dans une dépêche de James Wllford, capitaine de HaddingtoD, du 11 novembre. {Calendar of St, P., Scotland^ t. I, p. 95.) Les deux capitaines étaient, du coté des anglais, sir John Lutlrell, demeure à Uroughty-Craig depuis le commencement de la campagne, et, du côté des écossais, Jemmie Dogge, dont on rencontre le nom dans les dépôches de l'époque. [Calendar of St. P., ScoUand, t. I, p. 51, 05.)
472 NÉGOCIATIONS DE [noyembre 1548]
garde de Dondy et du fort des escossois que le cappitaine Doch. Et quand ilz furent à Tendroict dudict fort partye d'eulx avec les navyres passèrent droict jusques à Dondy voyantz que le cappitaine Doch n'y estoit pas et estoit dans ledict nouveau fort et Taullre partye print terre et feist descente à Brouticraig et avec^le cappitaine dudict lyeu nommé Loutrel allèrent assaillir le fort des escossois qui feust si bien defîendu que les angloys feurent repoulsez avec perte de quatre ou cinq centz hommes sans que desdicts escossois il en y eust dix tuez au ranc desquelz n*est pas vray comme Ton disoit que ledict cappitaine Doch soit, et se voyante ainsi les angloys repoulsez s'en allèrent joindre à ceulx qui estoint allez à Dondy là où aussi ledict Doch feist diligence de s'aller rendre dans la ville avec ses gentz, laquelle voyant qu'il ne pouvoit tenir et deffendre feist transporter de uuict tout le meilleur de ce qu'estoit dedans, et avec cela se retyra en une haulte montaigne la près où il s'est fortiffîé et les angloys entrèrent dans ladicte ville de Dondy laquelle Ton ne pense pas qu'ilz puissent tenir ^ car le gouverneur estoit à la ville Saint-Jehan avec Ringrave et partye de voz allemantz que Ton estime debvoir estre allez là incontinent'pour chasser lesdicts anglois '. » « De Londres y ce xxn* novembre i 548, »
Vol. 8, r 73 v% copie du xvi« siècle, 3 p. In-fo.
SELVE A M. DE LA ROCHEPOT
514. — Londres, 22 novembre, — Selve a reçu par ce courrier le paquet du roi que lui fait tenir M. de la Rochepot et, ne sachant si le connétable est de retour à la cour, met la même adresse à celui-ci qu'aux derniers. Il avise M. de la Rochepot de son embarras pour offrir la rançon des prisonniers français faits à Calais sur la galère.
« De Londres^ ce xxii* novembre m v* xlyiii, »
Vol. 8, f<> 76, copie du xvp siècle, i p. in-f*.
SELVB AU ROI.
sièffe 615. — Londres, 26 novembre. — « Sire, le conte de Hontelay me vient
de Dundee, demander qu'il a eu des nouvelles d'Escosse escriptes à Lislebourg le XIX^ de ce moys par lesquelles Ton luy mande que les angloys qui ont prins Dondy ainsi que je vous ay dernièrement mandé estoint assiégez dans ladite ville dez ledit jour X1X° par messieurs d'Ëssey, Ringrave et les contes d'Anguys et d'Arguil quy y estoint allez et que Ton ne pensoit pa^
1. La dépêche suivante du 26 novembre annonce le siège et celle du !•' décembre la reprise de Dundee.
2. Hhingra've était à cette époque malade de la peste à Perth. (John Brcnd au prolecteur, Berwick, 18 novembre. Calendarof St, P., Scotland, 1. 1, p. 95.)
[novembre 1648] M. DE SELVE 473
qu'ilz peussent ne dussent tenir car le lieu n'est ne fort ne tenable. Quant au gouverneur, Ton luy mandoit qu'il est à Lislebourg et qu'il n'est rien vray que les angloys en ceste entreprise ont perdu plus de IIII ou V^ hommes des leurs sans qu'il y aye eu dix escossois tuez ne prins et qu'en la prinse de Dondy ilz n'ont guères gaigné car les escossois avant la leur abandonner avoint tyré tout ce qu'il y avoit de bon dedans. Vray est, Sire, que le protecteur par les mains duquel ledict sieur de Hontelay a eu ses lettres toutes ouvertes luy a dict qu'il n estoit rien de ce qu'on luy mandoit que les angloys estoint assiégez dans Dondy car il avoit nouvelles plus fraîches que celles là comme lesdicts angloys avoint bruslé la ville et s'estoint retyrez voyantz qu'elle n'esloit pas defTensable, dont je ne scay. Sire, qu'il fault croyre. Tant y a qu'ilz en font icy courir le bruict tel. Au surplus, Sire, ledict sieur de Hontelay ne m'a encores mandé aultre résolution de ce qu'il délibère faire eschapper d'icy.
« Sire, le roy d'Angleterre arriva hyer icy ou sont aussi tous les prin- Héunion cipaulx seigneurs évesques et gentilzhommes de ce royaulrae pour les **" estatz qu'ils appellent Parlement qui doibvent au premier jour commencer de se tenir et assembler à Westmesler à ce que l'on pense principalement pour mectre et ordonner quelque règlement au faict de la religion sur lequel il y a une merveilleuse désunion et différence d'oppinions et d'observations par tous les endroictz de cedict royaume et mesmement quant au sacrement de l'autel et la messe. Aussi est bien à croyre qu'il se y traictera de quelques moyens et inventions de faire et lever argent du peuple, car il y a de grandz argumentz de penser que ce roy n'en est pas trop bien fourny et entre aultres qu'il paye plus mal ses gentz de guerre qu'ilz ne le feurent uncques et si n'en a et entretient que bien peu, et mesmes à aulcuns cappitaines italiens qui ont fort bien servy tout le long de cest esté par le tesmoignaige propre des angloys l'on leur a ces jours icy levé et osté le solde et l'entretenement pour cest hyver,leur déclairant que le roy d'Angleterre n'a voit poinct de besoing de faire ceste despence laquelle toutes foys ne pouvoitestre que fort petite tant pour le peu de temps qui reste de l'hyver que pour ce que lesdictes cappitaines sont bien peu de numbre et n'avoint que trente escuz le moyns, dont ilz sont fort mal contentz, disantz que puisque Ton s'est servy et veult servir d'eulx l'esté moins ne peult on faire que les nourrir l'hyver. Et y en a qui sont icy revenus d'Escosse depuis deux ou troys jours en délibération de s'en retourner en Italie et ne revenir plus qui ne leur fera aultre party. Aulcuns, Sire, jugent par discburs qu'en ce parlement se traictera et de- MarUge libérera principalement sur le mariage de ce roy affin d'adviser au caz d'BdoiurdVi. que l'on ne puisse obtenir celluy de la royne d'Escosse pour luy et que vous. Sire, soiez délibéré la faire espouzer à monseigneur vostre filz, si l'on debvra rechercher l'alliance de l'empereur par le moyen du mariage de quelque fille du roy des Roumains et s'essayer moyennant ce marché d'avoir ayde et faveur pour la conquesle d'Escosse. C'est, Sire, tout ce
que j'ay de nouveau à vous dire pour cesle foys sinon que nnadame Marie arryva hyer en ceste ville laquelle a esté ung an a et plus bien esloignée d'icy et de ceste court. Je ne scay à présent quelle chaire ou faveur Ton luv vouldra faire. »
a De Londres^ le vingt sixiesme novembre iô48. »
« Sire, les marchantz et mariniers et aultres pauvres prisonniers voz subjeclz estantz en grand nombre à Douvres et Cantorbéry s'envoient journellement plaindre à moy qu'ilz meurent de faim et de froid dont j*ay faict et faictz continuellement le mieulx que je puis mon debvoir de faire remonstrance par deçà affîn pour le moins de leur faire avoir ung peu meilleur traictement en attendant qu'il y aye aullrc ordre. »
Vol. 8, f° 76 v°, copie du xvi« siècle, 2 p. i/2 in-P.
SELVE AU ROI
Négocia- 516. — Loudres^ h^ décembre. — Le comte de Huntley a communiqué lion» avec à Sclve le Icxtc anglais de la capitulation qu'il vient de souscrire avec do Honiiey. 1^ protcctcur et d'après laquelle il obtient un permis de trois mo3's de séjour en Ecosse à compter du jour où il partira de Berwick en livrant pour otage son frère et ses trois fils. Selve rend compte au roi de la réponse qu'il a faite k celte étrange communication. « Et n'ay peu sçavoir », dit- il, « quelz affaires si pressez peust avoir ledict conte sinon que son homme m'a dict qu'il croyoit qu'il y avoit quelque seigneur du pays des saulvaiges qui luy avoit prins ou vouloit prendre par force une de ses terres, quy est une maigre raison ce me semble... »
(( De Londres., le premier décembre iô48, » Vol. 8, P 770°, copie du xvi« siècle, 3 p. i/4 in-f».
SELVE AU ROI
Reprise 517. — Londres J ^^ décembre.— «Sïve, avant hyer arryva ung des genlz de Dundee, du coutc de Hontclav qui ne parteist de Lislebourg que samedy dernier XXIIII® du passé lequel dict avoir laissé les affaires d'Escosse en très bon estât Dieu mercy et que les angloys s'estoint retyrez de Dondy * non pas après l'avoir bruslé comme ilz se vantent mais en avoint esté chassez de telle sorte qu'ilz avoint eu prou affaire à se saulver et retyrer ce qu'ilz n'avoint faict sans quelque party de leurs gentz. Bien est vray que sur leur retraicte ilz s'estoint essayez de mectre le feu en quelques faulx bourgs mais qu'ilz n'y avoint sceu faire que bien peu et quasi poinct de doumaige et confirme ledict homme la perte que lesdicts angloys ont faicte au paravant de cinq ou Vl^ hommes comme je vous ay mandé cuydanlz faire descente et entreprinse sur le fort que les escossois font
[décembre 1548J
à l'entrée de ladicte ryvière de Dondy. De quoy, Sire, le conte de Hontelay me manda advertir dès avant hyer, et sur Theure vous en eusse donné Tadvertissement n'eust esté que je désiroys parler audict messager raesmes pour vous pouvoir adviser de toutes les particularitez tant du faict dessusdictz que de toutes aultres nouvelles dudict pays d*Escosse, mais voyant que le conte de Hontelay ne me Va envoyé dans le jour d'hyer comme il m'avoit proumiclz je n'ay plus voulu différer de vous mander ce qile dessus, et oultre, Sire, que Berteville me vient tout à ceste heure demander que pour certain le protecteur eust hyer nouvelles que en ceste retraicte de Dondy les angloys ont perdu V ou Vl*^ de leurs allemantz sans la perle qu'ilz avoint faicte par cy devant des gentz de leur nation ^..
« Sire, le Parlement commença icy mardy dernier XXVII"» du passé. Le roy d'Angleterre n'y fust poinct en personne pour ce que ce n'est que continuation decelluy qui fust commencé de tenir Tannée passé environ ceste mesme saison lequel pour lors ne feust du tout finy ne cloz ains remietz tant seulement. Madame Marie, qui n'a icy demouré que ung jour ou deux, s'en est retournée faire sa demeure aulx champs incontinent après avoir visité et faict la révérence audict roy son frère. Et m'a l'on dicl, Sire, que elle n'estoit icy venue que pour se purger et excuser de ce qu'elle ne Tavoit veu il y a heaulcoup plus d'ung an estant advertie que l'on la blasmoit et accusoit en cesle court d'avoir oublyé et mal faict son debvoiren cet endroict dont elle a prins excuse à ce que j'enlendz sur le petit estât et pension que l'on luy donne pour son entretenement alléguant qu'il luy est nécessaire au moyen d'icelluy ou bien de se relyrer en lieu auquel elle n'aye occasion de faire despence ou bien de faire peu d'honneur audict roy son frère et à soy mesmes vivant pouvrement près de luy. Ce que je pense, Sire, estre véritable car le peu de sesjour qu'elle a faict icy et son soubdain retour monstrent et qu'elle estoit contraincte d'y venir pour son debvoir et qu'elle n'y a trouvé tel plaisir ne contentement qu'elle se y soit guères voulu tenir, combien que j'entendz par gentz qui y estoint que le roy d'Angleterre luy feist fort honnorable et gralieulx accueil et que le protecteur ne lui monstra en contenance ne en propoz signes que de très grand honneur et obéissance plus qu'il ne feist uncqjes. Aulcuns disent qu'elle estoit venue icy vers ledict roy et les estatz de son royaulme proposer et faire quelques demandes et remonstrances concernantes son particulyer à quoy je trouve peu d'apparence, car il n'est croyable qu'elle y eust si peu arresté ne que ses affaires y eussent sy tost esté terminez. Au surplus, Sire, je ne sçay pour le présent aultres nouvelles sinon que ces jours passez il y a eu une grosse tour ruynée dans le chasteau de ceste ville qu'on dict la
Réunion
du
Parlement.
1. Dépêches de John Brend au protecteur, datées de Ben^ich, 23, 26, 29 uovembre. (Calendar of St, P., Scotland, t. I, p. 25.)
Tour de Londres. Ce qui est advenu comme Ton diet par inconvénient d*ung seul baril de pouldre qui y estoit et n*a pas esté le dommaige grand à ce que j'entendz, car ce n'est pas la tour où Ton tient les munitions qui a esté bruslée. Les angloys sont encores en ceste ville en leurs premières resverles et mensonges de dire et publier que les mutins de Guyenne font merveilles et qu'ilz ont deiïaict nouvellement une trouppe de troys ou quatre mille de voz lansquenetz. »
« De Londres^ le i^^ décembre m y^ XLvnr. »
Vol. 8, P 79 yo, copie du xvi« siècle, 2 p. 3/4 in-f°.