‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 51 sur 201 · SELVE AU MARÉCHAL DU BIBZ · texte numérisé non relu

SELVE AU MARÉCHAL DU BIBZ

22. — Londre^j 7 septembre, — Le présent porteur donnera au maréchal du Biez, de vive voix, toutes les nouvelles qu*il désirera entendre.

n De Londres, ce yii»* septembre v^ xlyi. » Vol. (5, fo 2i, copie du xvi» siècle, 1/2 p. in-f^.

1. Nicolas de Marques, seigneur de Saint- Martiu, qu'on trouve mêlé aux négociations ouvertes entre la France et l'Angleterre en 4544. (State Papers, t. X, pp. 1-25.)

2. Charles de Soliers, seigneur de Morette, chargé de missions particulières en Angleterre, de 1526 à 1528. 11 venait de faire partie de Tambassade extraordinaire de Claude d'Annebaul {State Papers, t. XI, p. 252, n. 1) et avait été sans doute retenu pour servir de courrier.

* 3. Le samedi 11, ou le dimanche 12 septembre.

SBLVE AU ROI.

23. — Londres^ 8 septembre. — Selve a écrit la veille à Tamiral tout ce qu'il avait appris depuis le départ de ce dernier pour le faire savoir au roi. Ce jourd'hui le chancelier d'Angleterre avec lequel il a été dîner lui a dit, en présence du grand maître et de Tévèque de Winchester, avoir reçu du roi d'Angleterre Tordre de prier l'ambassadeur d'écrire au roi son maître sur trois choses. En premier lieu, au sujet de la fortification que le roi fait faire au Portel, qu'ils demandent au roi d'interrompre jusqu'à ce qu'il soit statué par voie gracieuse sur ce point. En second lieu, le roi d'Angleterre se plaint que ses commissaires sur le fait du reliquat des 500000 écus attendent depuis longtemps h Calais la nomination de ceux du roi de France ^ Enfin le maréchal du Biez aurait fait en Picardie, d'après leur dire, une procla*mation défendant à tout sujet français de « porter bled, vin, ny auU chuns vivres es villes et fortz dudict seigneur roy d'Angleterre • ». L'ambassadeur a répondu que le retard des commissaires français avait pour cause la déclaration de Paget même, qui avait dit que les commissaires anglais seraient nommés seulement après l'arrivée de l'amiral, tandis qu'en réalité on les avait fait partir un jour ou deux plus tôt. « Le roy d'Angleterre est tousjours aulx champs prenant le plaisir de la chasse » : il a désigné audience à de Selye pour le samedi prochain ^, à Guildford, où il arrivera ce jour même.

« De Londres, ce vin»» septembre v xlvi. »

Vol. 6, P iti v», copie du xvi« siècle, 2 p. 4/4 in-f».

SELVE A l'amiral.

24. — Londres, 1 0 septembre. — Selve a écrit à l'amiral les 6, 7 et 8 Affaire septembre. Il revient sur l'affaire du baron de Saint-Blancard. « Le J"}»5**"

• de Saint

cappitaine Paston ^ feist hyer monter à cheval le baron de Sainct- Biancnrd. Blancquard et le mena Ion ne sçayt où sans compaignie de son lieutenant ne d'homme de ses gentz lesquelz sont demeurez icy fors ung viel homme barbier de la gallayre dudict baron qui luy pençoyt une jambe qu'il a en très maulvais estât et pour la guérison de laquelle il auroyt

1. Sir William Petre et William May étaient depuis le 21 août au moins à Calais. (Dépêche du Conseil privé à Nicholas Wotton, du 31 avril, State Papers, t. XI, p. 285.)

2. Ce curieux essai de blocus continental appliqué dès le xvi« siècle à TAngleterre est à relever soigneusement.

Page 1