Le samedi 11 septembre
4. Clément Paston, capitaine de la marine royale anglaise, figure en août 1545 dans l'état de la flotte en qualité de commandant du Pélican, de Danlzig. {Stale Papers, t. I, p. 811.)
bien besoing du conseil^de plusieurs bons cirurgiens. » Selve en a fait remontrance, la veille, au chancelier, au grand maîlre, et à l'évêque de Winchester en leur rappelant les promesses faites à Tamiral même, à M. de Morette, et les offres de caution proposées par M. de Saint-Biancard au capitaine Paston : il en reparlera le lendemain au roi d* Angleterre auquel ils ont promis d'en écrire de suite.
« Monseigneur, je ne vous veulx pas tayre une paroUe que Ton m*a asseuré que le roy d'Angleterre a dict ces jours passés en plaine table laquelle je n'ay osay mectre en la lettre du roy de peur de Taigrir et fascher, c'est que parlant de ceste fortiffîcation qu'il appellet nouvelle il dict que sy nous ne la faisions cesser qu'il la feroyt bien cesser ou qu'il luy cousteroyt son royaulme. En effect les murmures du peuple et des cappitaines ne sont icy que de guerres, laquelle la. pluspart des hommes semblent tenir pour résolue sy les choses ne se pacifOent bien tost. »
« Db IjondreSy ce x-' septembre i'^ xl\i, » Vol. 0, f» 25 v°, copie du xvi« siècle, 1 p. i/2 in-K
SELVE AU ROI
25. — Loîidres, 1 0 septembre. — « Syre, je vous escripvis avant hyer ce que monseigneur le chancellier m'avoyt dict chez luy, et tout présentement je viens estre adverty que Tadmiral d'Angleterre est ce matin à bonne heure allé visilter les navires qui sont sur ceste ryvière * que Ton faict esquipper à ce que j'entendz et armer à grande dilligence et approcher de la bouche de ceste dicte ryvière pour les mectre en mer *. Et me vient l'on de donner advis conforme de troys ou quatre endroictz qu'il se lié vent quatre M. hommes icy près au pays de Quint • qui est le plus prochain du bord de la mer pour passer delà, et qu'il a esté faict cryée que tout soldat qui se vouldra retyrer à Boullongne y voyse et qu'il luy sera faict tel traictement (jue durant les guerres dernières. Syre, je feray fin en priant Dieu vous donner en parfaicte santé et prospérité très longue et très heureuse vie. »
« De Lonrires ce JC-» septembre \^ XLVi. » Vol. 6, f« 27, copie du xvi« siècle, i/2 p. in-f°.
1. L'expression de cette rivièfe, constamment usitée au cours de cette correspon- «lance, ne désigne que la Tamise, de même que celle de cette ville, qui s'emploie couramment pour désigner Londres.
2. L*etal de la Hotte anglaise à la date d'août J545 est publié tout au long dans la collection des State Papers, t. I, pp. 810-814.