‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 57 sur 201 · Londres, 19 septembre. — « Monseigneur, je vous man · texte numérisé non relu

Londres, 19 septembre. — « Monseigneur, je vous man

doys par les miennes du xiiii* de ce moys que l'ambassadeur de l'empereur alloyt à la court : touteffoys à ce que j'ay sceu depuis, il n'y feusl poinct, et m'a l'on diet que son voyage feust rumpu qu'il estoyt prest de monter à cheval : je ne sçay la cause pourquoy. L'on ha icy faict le roy d'Angleterre mallade ces jours passez, touteffoys monseigneur le chancellyer d'ycy m'a cejourd'huy dict que ce n'estoyt rien que quelque rume dont à présent il estoyt guéry. Ledict seigneur chancellyer me manda loger chez luy de la part du roy son maistre, et quand icy feuz, me requist veoyr et visitter l'original de l'obligation en vertu de laquelle le roy d'Angleterre prétend la partie de cinq cent mil escus et faire collation dudict original avec ung transumpt qu'il avoyt faict faire pour envoyer à leurs commissayres qui sont à Guynes pour le faict de ladicte partie, me disant que les commissayres qui avoint esté depputez de nostre part avoint requis veoyr ledict original et que ledict seigneur roy son maistre ne le pouvoyt envoyer monstrer pour le péril et hazard de la mer, à cause de quoy il avoyt ordonné que ledict original me feusl monstre et que je feusse requis de sa part de le veoyr et escripre à nos commissayres ung mot de lettre pour monstrer que ladicte cohibition m'avoyt esté faicte. Sur lequel poinct, Monseigneur, je me suis gouverné selon que vous pourrés veoyr par le double de la lettre que j'ay escripte ausdicts commissayres, lequel je vous envoyé. »

1. Depuis le 29 mai 1546^ le château de Saint-Andrews était aux mains des presbytériens d'Ecosse, qui s'en étaient emparés après l'assassinat du cardinal, David Betoun, chancelier d'Ecosse. Ils s'y trouvaient alors assiégés par le gouvernement écossais. La suite de la Correspondance de Selve contient de nombreux détails sur les secours envoyés par l'Angleterre aux assiégés et par la France aux assiégeants.

[septembre 1546] M. DE SELYE 33

On lui a dit, le jour précédent, qu'on travaillait à remettre en état la galère du baron de Saint-BIancard, à laquelle on n'avait pas touché depuis le départ de M. de Morette.

« De Londres, ce .YX-« septembre v* xlyi. »

U joint à ce paquet une lettre ouverte du « seigneur Grono » au nonce du pape en France. La veuve de « maistre Caumet » vient de lui envoyer demander de savoir si le roi avait remis à quelqu'un quelque présent destiné à son feu mari.

Vol. 6, f° 34, copie du xvi« siècle, 2 p. in-P.

Affiûre du baron de Saint- Blancard.

A MKSSIKURS LES COMMYSSAIRES ET DEPPUTEZ DU ROY E8TANTZ A UARDRES

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