‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 87 sur 201 · XÉ60CUT10?(S DE [fétiuer · texte numérisé non relu

XÉ60CUT10?(S DE [fétiuer

appelle maintenant ici monsetgnear le Proteetenr ^ avec lequel était Paget. n leur a été dit • que leurs dictes lettres et commissions estoint expirées et qu'il leor en faillovt de nonvelles comme à tous aultres ambassadeors qui sont icy ». Le congé que Tévéquede Ross demandait pour passer auprès du roi de France comme il en avait la charge lui a été refusé jusqu*à l'arrÎTée de cette nouvelle commission, et il ne lui a été

proposé qu'un sauf-conduit pour retourner en Ecosse avec son compagnon. Il leur a été encore répété qu'ib ne s'attendissent pas à obtenir la paix par le moyen de la compréhension, s'ils n'en venaient à d'autres offres et conditions. Paget a même alloué que le roi de France, lors du dernier traité, n'avait demandé pour eux qo*une compréhension verbale et que c était lui, Paget^ qui avait exigé qu*elle fût écrite. L'évoque de Ross vient d'envoyer en Ecosse une dépêche dont il attend la réponse; il pense qu'une autre personne est déjà arrivée auprès du roi avec la même charge que celle dont il devait avoir commission.

Les préparatifs de guerre continuent toujours. « Nous ne sçavons bonnement », disent-ils, « sy c*est pour assaillir ou pour peur d'estre assaîlly. Bien nous a l'on dict que dans les villaiges par le pays se faict guet depuis six heures du soyr jusques à six heures du matin, qui est, Sire, tout ce que nous sçavons digne de vous en dernier ad vis. »

« De Londres, le i/ii^ febvrier y xl vi. »» Vol. 6, 117 y, copie du rn« siècle, t'a p. in-T.

MM. DE SELVE ET DE LA GARDE A L'aMIRAL.

116. — Londres y 4 février. — Ils viennent d'écrire amplement au roi.

« De Londres y ce ini^ febvrier i* xlvl » Vol. t), r» 118, copie du xvi« siècle, 1/4 p. in-r.

SBLYE A l'ambassadeur DE FRANCE EN FLANDRE.

116. — Londres, 8 février. — Selve a reçu ce jour même la dépèche de Tambassadeur en date du 26 janvier et a appris avec peine les nouvelles de son indisposition.

c Je vous suys grandement obligé. Monsieur, de la poyne que vous pressés à m'advertir de ce que vous sçavés par delà et vous en mercye bien fort. Et pour vous rendre la pareille je vous advise que j'estoj^ adverty longtemps a du voyage de Morisson et Grenade et de l'argent qui est entre les mains des facteurs à Anvers pour les munitions de guerre dont vous m'escripvés, desquellez ceulz cy n'auront par adventure pas tant affayre pour assaillyr les escossoys comme ilz eussent eu sy le feu

i. Depuis cette date, Edward Seymour, comte de Hertford, est continuellement désigné par de Selve sous le nom de Protecteur.

[février 1547] M. DE SBLVE 99

roy d'Angleterre eust plus longuement vescu. De qui je pense que dès cesle heure vous sçavés la mort qui feust la nuict d'entre le jeudy XXVII* du passé et le vendredy ensuyvant et feust tenue secrette jusques au lundy d'apprès que le filz feust publié par les hérauldz roy et héritier dudict feu seigneur roy son père et arryva dès Taprès disnée de ceste publication en ceste ville et vint loger en la grosse Tour où il est encores. Et dict Ton que le corps du deffunct sera enterré la sepmaine prochaine à Windsors en la cappelle des chevallyers de Tordre de la Jartyère où il a esleu sa sépulture. Pour le gouvernement de sondict filz, qui est aagé envyron de IX à X ans, et du royaulme» ledict seigneur a laissé le conte de Harfort uncle maternel dudict jeune roy, qui a tiltre de Protecteur et Dciïenseur du roy et du royaulme, et ce doibt conduyre en la dicte administration par le conseil de XV ou XVI aultres qui ont esté aussy nommés et esleus par le testament dudict feu roy, lequel toutesfoys comme j'entends a restrainct les principaulx affaires d'estat et de la guerre à IIII ou V tant seulement avec ledict comte de Harfort. Depuis ladicte mort ilz se sont monstres par delà plus affectionnés et mieulx disposez que jamais à conserver et entretenir la paix et amytié avec le roy, s*offrant là dessus à tous les plus honnestes offices que Ton sçauroyt désirer, et disent en avoyr réîceu commandement dudict feu roy en ses derniers propoz. Bien est vray qu'aultant en peuvent ilz faire en aultres endroicts, et ainsy se font, comme je pense, sçachant qu*ilz ont despesché monsieur de Belimgembe gentilhomme de la chambre privée vers Tempereur ^ tout ainsy qu'ilz ont faict monsieur Myotys qui est de ladicte chambre privée vers le roy *, et croy que la leçon de Tung est celle de l'auUre ne tendentz toutes les deux qu'à une fin qui est d'asseurer les amytiés de tous costés à ce nouveau roy pour son commencement. »

Selve avise l'ambassadeur de la conduite contradictoire que Ton tient envers les ambassadeurs d'Ecosse et ceux de France, de la continuation des préparatifs de guerre, de la solution de l'afTaire de la galère. « Je croy que vous avez sceu », termine-t-il, « l'exécution de milord Soré, filz du duc de Norfoich, qui me gardera de vous en dire aultre chose. Plusieurs disent que ledict duc père a esté aussy exécutté et décappité secrettementy toutesfoys dedans la Tour, mais la plus part tiennent qu'il est encores en vye. Voilà tout ce que je sçay, sinon que Ton dit que le dimanche gras se doibt faire le couronnement de ce roy... »

« De Londres, ce v///— febvner \* xlvi. »

« J'entendz que Sceperius est par delà avec charge de l'empereur de passer icy pour quelque chose d'importance. Je ne sçay sy la mort du feu roy d'Angleterre aura rompu ou relardé son voyage. »

1. Ses Instructions, Calendars of State Papers, Foreign Séries, Edward K/, p. 2.

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