‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 88 sur 201 · llnd,^ id · texte numérisé non relu

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100 NÉGOCIATIONS DE [féVRI£R 1547]

MM. DE SELVE ET DE LA GARDE AU fiOI.

NoaYeUet 117. — Londres, 9 février. — Ils ont reçu dimanche dernier ' la d Allemagne, ^j^p^g^g ^Jq j-qJ g^ j^te du 1", et, selon Tordre du roi, ont immédiatement fait entendre les nouvelles d'Allemagne au chancelier de Saxe, qui en a été très heureux, en lui recommandant le silence « sur le secours des ]V M escus». Ils ont de même communiqué au protecteur et à Paget ce qui leur en a semblé à propos, leur disant qu'ils avaient ordre du roi de le faire entendre au roi d'Angleterre, dont le roi ne savait pas la mort. Ceux-ci ont répondu « que les impériaulx en semoint icy d'aultres toutes contraires et que les affayres de l'empereur prosperoint fort et entre aultres nouvelles dict Paget qu'il avoyt lettres du dernier du passé par lesquelles Ton luy mandoyt que Auspurg* et Strasbourg s'esloint rendues audict empereur >. Nouvelles qui semblent aux ambassadeurs inventées ou envoyées exprès de Bruxelles ou d'Anvers. Ils attendent les instructions du roi sur ce qu'ils lui ont mandé par M. de D'huison, carie chancelier de Saxe ne cesse de les solliciter et de leur dire que les anglais lui remettent leur réponse jusqu'à ce que les ambassadeurs du roi leur aient donné la leur. « Si est-ce, Sire, o disent-ils au roi, « que les ministres font maintenant icy telle démonstration en nostre endroict qu'il nous sembleroyt estre à propoz pour vostre service, sy vous, Sire, jugés que le bien de vos affayres requiert d'estraindre quelque amytié par deçà, d*y entendre à présent à bon essyant plus tost que différer en ung aultre temps. »

« Sire, les préparatifz de guerre continuent tousjours autant ou plus que jamais. Et de faict depuis III ou 1111 jours se voyt en ceste ville force soldatz d'une levée qui s'est faicte d'environ VII ou VIII®, et disent plusieurs que Tentreprinse d'Escosse se fera, et aultres que non et que lesdictz préparatifz se font seullement pour contenir le peuple en son debvoyr et en crainte par deçà et aussy pour la conservation de ce qui est delà la mer où Ton dict pour certain que lesdictz soldats sont envoyés. De q.uoy nous ne sçavons bonnement que penser, quelques bons propoz que nous ayent tenus et tiennent les principaulx ministres d'ycy, sinon qu'il nous semble y avoyr apparence que, sy par le moyen de quelque estroicte intelligence avec Vostre Majesté lesdilz préparatifz et despences ne peuvent estre convertyes et approfytées allyeurs, que l'on les pourra bien employer contre les escossoys. »

De la Garde a été ces jours passés conférer avec l'amiral d'Angleterre pour la délivrance de la galère et de son équipage. « Quant aulx soldatz de ladicte gallayre, je les ay renvoyez en France et faictz partyr d'ycy il

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