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CCCCXU.— juillet 1764.
B. M. R., ms. Y. 341 (4). — Autographe.
BERTIN A MrROMESNIL.
Cette lettre doit être du mois de juin 1764, en réponse à ma lettre particulière du 3 du même mois, concernant Vélection des maire et échevins de Rouen, relativement à M, le duc d'Harcourt (t).
Ce jeudy.
Je n^ay que le temps de vous remercier. Monsieur, et de vous dire que je crois que le Parlement a raison au fonds, quand même il ne Tauroit pas sur le procédé. Je vous confieray même que le Roy, en nommant votre nouveau gouverneur, m'avoit chargé de luy dire que son intention étoit que les éleaions se fissent doresnavant avec toute la liberté et dans les formes portées par les règlements. J'ay envoyé les ordres en conséquence, dattes du 28, et qui n'auroient pas tant tardé si M' le duc d'Harcourt étoit venu à Compiègne.
Vous connoissés tous mes sentiments et toute mon amitié.
J^ay vu avec plaisir aujourd'huy un petite preuve que M. de la Verdy pense comme moy. Nous causâmes hier, M. Bignon et moy; il vous écrira apparament.
Je compte que je verray aussi après demain M. le Contrôleur général, et que je lui rafraichiray la mémoire. Mille pardons du désordre de ma lettre. Encore un coup, vous connoissés tous les sentiments que je vous ay voué.
Bbrtin.
(i) Non, cette lettre est des premiers jours de juillet; au temps où il écrit cette annotation, M. ne peut facilement prendre garde que sa lettre du 3 juin, qu'il a sous les yeux, aurait dû être datée du 3o.
CCCCXLIL — 4 }aitlet 1764.
B. M. R., ms. Y. 241 (4). -^ Autographe.
SAINT-FLORENTIN A MIROMESNIL
Lettre de M. de S^Florentin au sujet de télection des officiers municipaux de Rouen.
A la fin de iy63, Af. Bertin avait quitté le controlle général et le koy ravoitfdit Secrétaire d'État. Pour lui former un département, M. de S^'P'lorentin lut avoit cédé quelques provinces, et entre autres la Normandie. Tavois écrit à M. de S^^Florentin que je le priois de trouver bon que je conservasse avec lui la même correspondance que par le passé, quoique ma province ne fût plus dans son département.
[Il est flatlé de la correspondance que MirônMsnU «ntretleift avec lui, et reçoit ses lettres avec plaisir. Le dernier arrêt du Parlement sur l'élection des officiers municipaux témoigne du désir de faire naître des troubles ; il a mécontenté le nouveau gouverneur ; mais il est conforme aux édits, ît n*y a rien à dire.]
CCCCXLIII. — 8 juillet 1764.
B. M. R., ms. Y. 241 (4). ^ Original, signé.
LE DUC D'HARCOURT A MIROMESNIL
A Paris, le 8 juillet 1764.
J'ay reçu, Monsietrr, les deux detirières lettres que ▼ot» m'âve:* fait Thonflear de m'écrire, avec les procèsverbmix et Patrét éfOL Parlcfliciit que tous m'aviez Hftnoncés. Le fjjbtx naturel que j'ai pour la paiif et la tfanquifité iil'a fait adopter aisément de que vous désiriez dé moi. J'y sçâi« tMt âseriAef, et ai pailé à M. Bertin,
conformément à ce que vous m^avez mandé; mais, avant d^écrire la lettre en question, il a jugé à propos de se faire instruire de quelques circonstances qui lui ont paru mériter son attention. Vous me trouverez toujours disposé à oublier ce qui peut m^étre personnel lorsquHl pourra en résulter un bien, mais je vous avouerai que je ne serois pas non plus insensible à quelque retour.
Je me propose de me faire recevoir avec le comte de Lillebonne du 20 au 3o de ce mois. Mandez moi, je vous supplie, le jour que vous jugerez le plus convenable pour cette cérémonie, et ce qu^elle peut exiger tant de ma part que de celle de mon fils. Je ne pense pas être obligé de justifier, par certificat ou témoins, de ma religion et vie et mœurs, Taiant fait lorsque j*ai été reçu lieutenant général de la province. Vous voudrez bien me mander le plutôt qu^il vous sera possible ce que vous en pensez et ce que lui et moi devons faire.
On ne peut rien ajouter aux sentimens avec lesquels...
Duc d^Harcourt.
CCCCXLIV. — i5 juillet 1764.
B. M. R., ms. Y. 241 (4). — Autographe.
UAVERDY A MIROMESNIL.
// m^annonce une lettre ostensible qu'il m'écrit pour répondre aux difficultés du Parlement sur rechange de la principauté de Bombes, Il m*annonce les lettres patentes, dans lesquelles il me marque que Pon a fait touts les changements possibles^ hors celui de la garde noble royalle. Il m^exhorte à faire en sorte que l'enre^
gistrement soit simple et sans modification. Il me marque cependant que, s'il y avoit une modification qui concernât la garde noble, on pourrait s^arranger^ mais qu'il n'en faut pas d'autre ( i ).
Je vous envoie. Monsieur, une lettre ostensible où je réponds à tout sur l'affaire de Dombes (2). Le roi envoie ses lettres en parchemin ; on y a fait tous les changemens possibles et admis tout ce qui pouvoit être admis. Je vois que le Parlement est attaché à la garde seigneurialle. Je suis convaincu qu'il a tort. Je Tai laissée dans les lettres patentes. S'il n^ a que ce seul article qui soufire modification, nous nous en tirerons, mais pour les autres la chose seroit absolument impossible. Ainsi l'essentiel est d^avoir Tenregistrement : i» sans modifications, si cela se peut; 2^ qu'il n'y ait tout au plus que celle de la garde seigneurialle; toute autre excitera vraiment une affaire, et, qui pis est, brouillera le Parlement avec la province, parce que dans l'instant le roi fera exercer de rigueur ses droits de garde dans toute la province, et retirera tous ses domaines engagés ou aliénés, afin de se dédommager du préjudice que Thumeur, le caprice et malheureusement l'intérêt personnel auront dicté dans cette affaire. Ainsi je vous prie, pour le bien de la chose, d'y faire tout ce qui dépendra de vous. Vous connoissés les sentimens de l'inviolable attachement avec lequel je serai toute ma vie. . .
Db l'Averdy.
Compiègne, 1 5 juillet 1 764.
(i) V. Supra, CCCCXXl. (a) Cette lettre manque.