CCCLVI.— l'i janvier
B. M. R.. ms. Y. 141 (2). — Autographe, non ùgné.
L'AVERDY A MIROMESNIL
Me marque qu'il faut finir avec Paris avant de traitter ce qui concerne les autres Parlements ; témoigne de sa répugnance de traitter, ainsi que je lui ai proposé^ avec A/...
Je n*ai que le temps de vous accuser, Monsieur, la réception de votre dernière lettre. Je sui» toujours l'objet
porté dans ma précédente» et, dès cfu'il y aura quelque chose de définitivement arrêté, je ne manquerai pas de vous en faire part. Les remontrances de Paris ne sont pas encore finies. Il faut d^abord solder avec celui-ci, pour aller ensuite à la rangette avec les autres. Quelle position scabreuse et qu^elle est dangereuse pour TEtat ! Dieu, par dessus tout! Espérons qu'il fera des miracles en faveur d'un roiaume, dont les crimes ne les méritent guères. Ah! Monsieur, que, dans la place où je suis, on connoit d'esprit de cupidité, de bassesse et de vilenie dans le cœur des hommes. Je les croiois bien corrompus, mais plus je vais en avant et plus je les vois guidés par le plus vil intérêt et prêts à tout sacrifier en sa faveur.
Vous connoissés toute l'étendue de mon attachement inviolable et de mes sentiment pour vous, quoique je n'aie pas l'honneur de vous connoitre. Mais ce serait bien honorer votre jeune homme que de me menre il traiter avec lui ( i ). Ce seroit Taccréditer, ce seroît se préparer de nouveaux inconvéniens pour la suite. Voilà le sentiment de mon cœur. Faudra-t-il nécessairement que j'en fasse le sacrifice?
A Paris, i3 janvier 1764.
(i) Le conseiller de Viarmcs, du Parlement de Rouen. Miromesnil nous a appris qu'il était influent dans sa compagnie. D'autre part il avait des intelligences au Parlement de Paris, où son père avait été coosetUer avant de davcnir Conseiller d'Eut ~ V. OGCXLetCCCL.