LAMOIGNON A MIROMESNIL
M. le Chancelier m'accuse la réception de rarest du Parlement concernant rémeutte de Cherbourg. Il me marque de continuer de lui marquer ce qui se fait d'intéressant (1).
A Maletherbet, le 22 décembre 1764.
Je re<;us hycr, Monsieur, vosire arrest au sujet de l'émeute arrivée à Cherbourg. Je ne sçais si cette affaire aura beaucoup de suittes. Je crois que vous avés enregistré i*édit sur les Jésuittes et peut estre le nouvel édit pour liquider les dettes de TEstat (2).
Si vostre Parlement a fait sur ces deux édits des arrestés différents de ceux du Parlement de Paris, vous me ferés plaisir de m'en instruire. Vous connoissés« Monsieur, touts mes sentiments.
De Lamoignon.
l'arrêt décida en outre qu'une députation serait faite au Roi pour lui signaler l'épuitemcnt de U France et la nécessité de porter remède .; l'état des hnanccs viu royaume. Le Parlement de Rouen s'appropria l'arrêt de Pans.
M) Malgré sa retraite, Mirumcsnil continuait a entretenir le Chao* crlier des -ictes les plus importants de son Parlement. 11 s'agit ici J'un arrêt du Parlement du 6 décembre 1764, rendu à la suîM • d'une émotion arrivée à Cherbourg à l'occasion de reiportation de» bics •, et invitant le Procureur général et son substitut en Tarnirauté de *;eiie ville à informer.
(1) Ledit du mois de décembre 17Ô4 •