CCCXI. — Octobre 1763 (i
B. M. R., ms. Y. 67 (l, 63). — Autographe.
BERTIN A MIROMESNIL
M. Bertin me marque que Von nous renverra bientôt à Rouen,
Je n'ay que le temps. Monsieur, de vous souhaiter le bonsoir; je crois que vous ne penserés plus dans quelques jours à insister pour voir le Roy, vous en verres, je crois, les raisons. Au reste je vous dis, de vous à moy, que nous pensons assés sérieusement à vous donner votre campo; si les publications des baillages étoient faites, je crois que cela seroit fini.
Vous connoissés tous mes sentiments.
(1) Cette lettre est sans date; elle est adressée à Miromesnil « à Moret », où il n'est arrivé que le 1 2. Elle a dû être écrite vers le 10 octobre. Le P. P. y a porté Tapostille, octobre 1763.
Î7fi
CCCXIL — 14 oetahn 1763.
B. lie M. LotniKi. — Autographe.
U p. DU MOUCEL A MIROMESNIL.
M. le Président du Moucel m'envoie copie de l'aresti de la chambre des vacaiions, par lequel elle arreste d'écrire au Roy pour supplier Sa Majesté de nous admettre â son audience, afin que nous puissions effacer les impressions fdcheuses qu'on lui a données contre son Parlement et le détromper sur les surprises faittet à sa religion.
Il ne paroii pas que le changement qu'il ia eu dans le miaisière ( r | ait encore rien changé à vosire scîtuaiioo. Nous n'ozions nous en flatter; îl n'y auroit eu que le
désir (]ui yuroii peu nous le laisser espérer.
Nous avons fait hier un arresté que vous trouverez cyjoinl.Quoy qu'il parroisse dire, il ne nous empêchera pas d'instruire sur les placards I2I; ils soni aciuellement enire les mains des genis du royqui doivent demain nous donner des conclusions et nous rendrons, je crois, le même jour
(i) Le chancelier de Lamoîgnon était disgracié. Maupeou devenait vice-chancclicr, et garde des sceaux, à la place de FeydL-au de Brou. Berlin devenait minisirt et secrétaire d'Etat. ; L'Averdy, lons;iller au farlemetil de Paris, allait être nommé bientôt conirôleur général.
(i) Le registre secret porle plusieurs mentions pour ordonner d'informer, du 10 octobre au 7 novembre, mais il ne donne aucun renseiijnement Sur la nature de ces placardi. Ce devaient être des pamphlets contre le duc d'H.ircouri, si l'on observe que les premiers furent trouvés ù la porte du Vieux-Palais, nisidence du gouvcr-
Lin arrest dans la forme que j^ay eu l'honneur de vous le [mander. Il n^y rien du tout de nouveau dans la ville ; 3n y désire vostre retour. On ne parle que de cela ; à txion particulier je le désire plus que personne, je vous prie d^en estre persuadé, ainsi que du profond respect avec lequel . . .
DUMOUCBL.
A Rouen, ce 14 octobre 1763 (1).
CCCXm. — 18 octobre 1763.
B. M. R., ms. Y. 67 (I, 55). — Autographe.
CHELLÉ A MIROMESNIL.
Mon secrétaire me rend compte de ce qui se passe en Normandie et des nouvelles quHl apprend,
* Monsieur^
J'ay rhonneur de vous envoler un placet que le s' Caudron, votre chapelier, m'a chargé de vous faire parvenir; il concerne des personnes auxquelles il s'intéresse, et qui sont en prison à Coutances depuis plus d^un an, sans qu^on leur ait dit les causes de leur détention, sans qu'on leur eut signiflié aucun décret, et sans les avoir interrogé. On assure que le Procureur du Roy, piqué de ce que ces malheureux se sont plaint il y a quelque tems à M. le Procureur général, en prend le prétexte d'éloigner le jugement de cette affaire. Si cela est, je crois que vous trouvères le Procureur du Roy très blâmable; vous sçaurés à
(i) A cette lettre est jointe en eflet la copie de Tarrêté de la Chambre des vacations du i3 octobre. (V. le Sommaire.)
quoy vous en icnir, si vous prcriés lu peine de vous lairc rendre compte de la procédure, ei le s' Caudron a trop de contiancc lUns vos boniês pour ne pas espérer que vous voudrés bien en faire i^crire aux juges de Coutance.
Je vous envoie aussi copte de la relation Je ce qui s'esi passé au Parlcmeni de Grenoble. On s'attend à Rouen à y voir in cesse m me m établir la perception des nouveaux droits. Je n'ai pour le moment aucune nouvelle à vous apprendre.
Je suis avec respect, Monsieur
Chbllé (i).
On me marque de Paris que l'on y dit M. lîe Choiteiil surintendant des finances, M. Bénin déplacé, et M. de Sartines, controlieur général (3).
(i) Jcin-Louii Chellé, avocat en Parlement, secrétaire du P. Pfa) A celte lettre est nnneié le placet des malheureui prisonniers; les premières lignes font connaître ratfaira avec une parftite priîcisïon :
" A MoHseiji^eur. Monseij^iitur te Premier Président au Pariemcnl de Sormandic. Monseigneur, McoIj^ Bern.iril, i.ini pour !uv
Bcrnaid, Icun quairL- enfants, de la paroisse de Dangy au bailliage >li: Guutance, en Basse- Normandie, prend la lihertê de remontrer
iupliants, qui pour lors ftcicnl an nombre de quatre â
la
cavaliers rie mariichausscs et conduits qui prisons roi.iles dud. lieu du Coulances, requête de M. le Substitut de Monseigneur le Procu-
lions, ni dicri;!, et sans qu'on leur yit f.iit prêter aucun interrogatoire; dans laquelle prison ils soin el ont toujours éti; détenus depuis
lions rtilérécs, qu'ils ont faites a mon dit sieur le substitut, de faire ses poursuites, et de faire condamniT les supliants s'ils sont coupables de quelque crime ; ils ont mime Ccé obligés de recourir à