CXL. — 3 août
B. M. R., ms. Y. 241 (i3). — Autographe.
SAINT-FLORENTIN A MIROMESNIL
Réponse de M. de Saint^Florentin sur la proposition que nous lui faisions. M, le duc d*Harcourt et moi, d'engager le Roy à écrire au Parlement. Il doutte que le Roy adopte cet expédient.
Je m^attendois bien. Monsieur, que Texemple du Parlement de Paris infiuroit sur le Parlement de Rouen, et qu'il n'enregistreroît pas la déclaration. Mais je voy avec plaisir, par ce que vous me faites Thonneur de me mander, quMl n^y a ny feu ny chaleur dans les esprits et qu*on n^est point disposé à faire du bruit après IVnregistrement forcé. L^ldée que vous me proposez dHine lettre du Roy me paraît fort bonne, mais je doutte que le Roy Taccepte. Cela est nouveau et tireroit peut-estre à consé^ quence pour les autres parlements. Cependant je vais aujourdhuy à Choisy où est le Roy, et je lui proposeray, mais je suis persuadé que le Roy ne se déterminera pas sans en parler à son Conseil. Je vous feray pan ce soir de ce que le Roy aura décidé. Je vous prie de ne jamais doutter des sentiments avec lesquels
Saint- Florentin.