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le surplus de Tarrct d^étre rédigé dans rassemblée, qui fut continuée au lendemain.
Le lendemain, l'arrêt fut rédigé et Ton ne parla plus de faire des deffences de solliciter le retour des Jésuittes. Mais un conseiller fit un discours fort amer contre moy, pour se plaindre de Tinsulte qu'il prétendoit que je lui avois fait la veille, en l'accusant, disoit-il, de manquer de respect au Roy, il fut soutenu par plusieurs autres.
Je gardai le silence jusqu'à ce que l'arrêt fût rédigé tel que je vous l'ai envoie hyer. Alors je dis avec un peu de chaleur que je n'avois offensé personne, que j'avois fait mon devoir en avertissant la Compagnie des conséquences d^une disposition dans laquelle une partie de MM. du Parlement avoient reconnu les mêmes inconvénients que moy ; que j*avois fait ce que mon zèle pour le service du Roy et pour l'honneur du Parlement avoit esigé de moy; que je n'avois taxé personne en particulier, que personne n^étoit en droit de s'offenser de ce que j'avois dit, et que je le soutiendrois jusqu'au dernier de mes jours.
Vous voyez, M., quel est l'esprit qui commence à se faire connoitre, quelles maximes Ton s'efforce d'établir. Quelque répugnance que j'aie pour de semblables détails, je ne puis me dispenser d'avertir le Roy d'une circonstance aussi intéressante.
Je suis, avec respect. . .
CXCl. — 24 juillet 1762.
B. M. R.. ms. Y. 341 (11). — Minute, autographe : « Réponse £ûte à cette lettre ce 24 juillet 176a (i). »
MIROMESNÏL AU C" BARBIER.
J^ai reçu, monsieur, la lettre que vous m'avés fait rhonneur de m^crire le 3o juin dernier; j^aî cru que je ne pouvois en faire aucun usage sans avoir auparavant conféré avec M. de Bailleul, président de la chambre dans laquelle vous serves. Il a jugé à propos d^n conférer aussi secrètement avec les deux plus anciens conseillers de la chambre, qui sont M. du Fossé et M. de Pdletot (2).
Ces messieurs pensent, monsieur, qu'il pourroit être dangereux de faire part de votre lettre à la Compagnie, ainsi que des imprimés que vous y avés joint (3), et que le parti le plus sage dans la circonstance présente est de prendre patience et d'atiendre l'arrangement deffinitif des affaires de M. votre frère. Ils ont un regret sérieux de ne pas pouvoir vous rendre tous les services qu"'ils désireroient ei vous pouvés compter, Monsieur, qu'ils garderont ainsi que moi le secret le plus inviolable sur votre lettre.
A regard des procès qui sont à votre rapport et qui peuvent être prests à juger, si vous croies que les parties puissent souffrir de voire absence, vous pouvés, si vous le jugés à propos, mander au greffier de les mettre à nouvelle distribution.
(i) Cette réponse est écrite en marge de la lettre CLXXXII.
(2) Thomas du Fossé et Masson de Pelletot.
[3) Les arrcis rendus dans l'affaire du négociant, et son concordat.
J*aî rhonneur de vous renvoier les trois imprimés que vous m^avez envoies. Je vous prie de recevoir mes remerciements de votre confiance, et d'être assuré que j'ai un regret inexprimable de ne pouvoir suivre mon inclination en vous conseillant de revenir à Rouen dès à présent. Je connois la probité de M. votre frère; je sçais qu'il est à plaindre sans avoir mérité les malheurs qu'il a éprouvés, mais, comme mon seul sentiment ne pourroit pas régler ceux de toutte une Compagnie, je ne puis que vous exhorter à attendre un temps plus heureux pour reprendre des fonctions, qu'en mon particulier je vous verrai toujours remplir avec plaisir.
Je suis, etc.
CXai. — a5 juillet 1762 (i).
B. M. R., ms. Y. 67 (I, 3o). ^ Autographes.
MrDE LA ROCHEFOUCAULD A MIROMESNIL.
C est une réponse sans doutte de Af. PArchevesque avec quifétois en correspondance et à qui je fesois part de ce qui se passoit (2).
Paris, a5 juillet 1762.
Je vois avec douleur, Monsieur, par la lettre que vous m^avés fiEii^^honneur de m'écrire en m'envoyant Tarrest du 20 concernant les Jésuites, que la tempête n'est pas encore appaisée; vous estes bien fait cependant pour
(i) Lettre publiée, ouvrage cité, p. 46.
(s) Les lettres de Mtromesnil à l'archevêque font défaut et n*ont pa être retrouvées ailleurs; il n'y en a pas de minute.
mettre le calme partout, et il est bien nécettaire pour notre bonheur.
Je me tiens tranquille chés moy, je ne sors que fort tard et je ne vais que dans très peu de maisons; aînsy je ne mérite pas qu'on me soubçonne d'intrigue ny de sollicitation ; je demanderai dans quelques jours la penliisaioil de retourner à Gailion, oti je désire bien scincèrement de vous posséder quelque temps et de vous marquer à mon aise les sentimens du respect et de Tattachemem a^ec
lesquels
f Dominique, arch. de Rouen.