‹ Correspondance politique et administrative de Miromesnil; premier pr��sident du Parlement de NormandieChapitre 84 sur 99 · IS · texte numérisé non relu

IS

n^a été faitte que par des jeunes gens et elle n^a fait aucune impression. Les esprists. échauffés ont senti que ce n'étoit pas le moment de faire une action d'éclat, parce que le public n^est pas assez intéressé dans les objets de notre réclamation actuelle pour aprouver cet abandon.

Il a été proposé de faire de nouvelles remontra&ces, afin d'obtenir du Roy une réponse plus favorable que celle que j^ai raportée, mais les esprits échauffés ont apréhendé que je ne me rendisse maître de Touvrage et ont . mieux aimé faire Tarrêté dont je vous ai envoie une copie, quoiqu'il soit à peu près aussi empoulé et aussi obscur que celuy du Parkment de Paris, lorsquMl a vu le refus des Pairs de France de se rendre à sa convocation.

Les geas raisonnables ont adopté ce party, dans Tespérance que tout en restera à ce point et par découragement. En effet, il me paroit que Ton est généralement disposé à ne pas suivre les arrêts et arrêtés qui concernent les intendants et les hôtels de ville.

Quelques personnes voudroient encore faire de nouvelles instances pour le Parlement de Besan<;on, mais je vois que le grand nombre se refuse aussi à cet objet.

inespéré que tout va être tranquille, jusques à ce quUl nous vienne de nouvelles impositions ou que Ton prolonge celles qui sont déjà établies, et je crains fort ce moment.

Au surplus,* fe vois partout un dégoût et un découragement qui nuiront fort à Texpédition des affaires, et c'est ce qui me fait une véritable peine.

Je suis, etc.

Nota. — Le même jour écrit à M. le ContrôUeur gênérai, à M. le duc de ChoiseUil et à M. Berryer.

Page 1