‹ Correspondance politique et administrative de Miromesnil; premier pr��sident du Parlement de NormandieChapitre 85 sur 99 · CXXVII. — 12 mars · texte numérisé non relu

CXXVII. — 12 mars

B. M. R., ras. Y. 241 (la). — Autographe.

SAINT-FLORENTIN A MIROMESNIL

Suitte de mon volage à Versailles pour justifier la conduitte et les principes du Parlement.

Ce la mars 1761.

Je vous remercie, Monsieur, de m'a voir bren voulu informer de tout ce qui s'est passé depuis vostre retour à Rouen, et je mérite cette confiance de vosire part par celle que j'ay et que j'auray toujours pour vous. Je vois avec peine que ce que vous aviez prévu est arrivé et que la réponce du Roy n'a pas été { i) bien prise. Je suis surpris qu'elle ait été adressée au Parlement avant votre arrivée, et H faut que M. le Chancellier en ait donné une coppie. Cependant je croiois quMl n'en devoii pas donner, et moy mesme je ne luy en ay pas demandé. Je vous remercie aussy de m'avoir envoie copie de la lettre que vous avés< écrite à M. le Chancellier : elle rend un compte exact de la disposition des esprits et des réflections fort sages qui ont été faites.

M. le Chancellier ne nous en a point fait part, et s'est seulement contenté de nous dire qu'il avoit reçu une grande lettre de vous et qu'il fall oit attendre ce qui se passeroit au Parlement; vous pouvez estre sûr que ce que vous me marquez ne sera que pour moy. Au reste vous savez qu'il n*a pas tenu à moy que la réponce du Roy fût différente; et il me semble que, quand on a à la teste d'un parlement quelqu'un comme vous, et des sentiments

(i) Le ministre écrit : étée prise, étées faites.

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duquel on doit estre aussy sûr, on ne peut mieux faire que de le consulter et de suivre ses avis.

Je vous prie^ Monsieur, de ne jamais doutter des sentiments d'attachement avec lesquels j'ay Thonneur d'estrc votre très humble et très obéissant serviteur.

Saint-Florentin.

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