REFUTATION. XXIX
M. Durosoir ait lu le second, puisqu'il en parle si savamment. 11 faut bien qu'il ait lu les préfaces de Bernardin de Saint-Pierre, puisqu'il assure que l'auteur y demande l'aumône au public '. Il faut bien qu'il ait lu l'Essai sur Jean-Jacques Rousseau , puisqu'il le qualifie de morceau biographique à la manière de Plutarque , ce qui prouve qu'il connaît aussi bien Plutarque que Bernardin de Saint- Pierre. 11 faut enfin qu'il ait lu les Etudes de la Nature, puisqu'il affirme que, dans cet ouvrage, Bernardin de Saint - Pierre fronde le clergé : assertion qui ne laisse pas de surpendre, vu la proposition faite par le clergé , dans l'assemblée générale du clergé , d'offrir une pension à l'auteur des Etudes. Convenez que M. Durosoir est doué d'une belle imagination ; non-seulement , il lit dans les ouvrages qui ont été publiés les choses qui n'y sont pas, mais en-
publié nous - même quelques fragmens des second et troisième livres, et M. Durosoir s'est arrêté au titre. 1 Biographie , p. 66.