‹ Correspondance; publiée sur les manuscrits originauxChapitre 10 sur 44 · AMOUR · texte numérisé non relu

AMOUR

Gais et Contents... ù Charles Vesseron.

Adieu, à Maurice du Plessys (1).

Publions vite J?a/u, de peur que Boulenger ne soit bientôt plus amusant et pour tam tam, d'ailleurs.

Et Amour^ à très bientôt, n'est-ce pas ?

Tout de même, je crois Parallèlement fini, cette fois. Cela ne m'est pas très facile. P. V.

Tâchez pour André Lemoyne.

Zut ! voilà le Secrétaire ad patres. « C'est fait pour moi. » Ci-joint deux pièces pour Parallèlement. Je dois avoir fini un long Mémoire d'un Veuf.

Nulle visite depuis trois fois. Pas de nouvelles de Dujardin (2), mais j'ai une lettre de lui. Parole d'horneur, je le ferai aller en justice. C'est trop canaille ; j'écris à Lepelletier en même temps que ceci. Je vous en prie, venez m' expliquer ce que vous avez à me dire ou écrivez et envoyez le mandat. Quelle vie I I

(1) Cette pièce parut sans dédicace.

(2) Edouard Dujardin, directeur de la Revue Indépendante. depuis le 1*' novembre 1886. Verlaine venait de faire paraître, le 12 octobre, dans cette revue, un poème de quarante-six vers : Angélus de Midi^ destiné à prendre place dans Amour {Œ. C, II, p. 50). Sans la crise de dénuement traversée par le poète, on s'expliquerait mal sa véhémence et son indignation à réclamer le montant de ses droits, car, non seulement la revue rétribuait ses auteurs, mais encore Verlaine ne cessa-t-il d'y collaborer, ainsi qu'au Fin de Siècle que dirigea, par la suite, M. Edouard Dujardin.

102 CORRESt^OrîbANCË t>E PAUL VERLAINE

Hôpital BhdtiSsAiS Le 27 Ocitibt'ë 18Ô7 *.

Salle Follin lit 22 96, rue Didot, 14e arr*.

Mon chét Vànier,

Morice s'étonne que vous ne lui ayez pas accusé réception de son étude sur moi. îl vous prie de le faire, eh répondant à la longue lettre dont il m'a, écrit-il, accompagné l'envoi de son manuscrit. îl désire qii^un portrait (très aiiiusaht) de moi, par Estoppey, celiii qui a fait le crayon si impressionnant de ma mère morte, — paraisse eh tète du touqûih, ledit portrait gtavé par Maurice feaud, 17, ou 27, ru6 du Val de Grâce, mais qui n'est point à t*aris ëh ce motiiènt. Il voiis serait reconnaissant, au cas ou 1 impression du volume dans les conditions qu'il vous propose serait élucidée, de lui envoyer l'argent le plus tôt possible. Ce lui rendrait un graûd Service, lui pëthlèttâtit dé reVëhil" à Pâfls, «Û il èSt Sût* de gàghèt vite et IjëàùcoUp. C'est, vous le savez, lin garçon de très grand avenir et que j'aime, laeaucoup, autant que je l'estime et ce n'est pas pfeu dire. Faites donc tout ce que vouià pourréî pouf le tendre cbiltéht.

* 1 f. papier à lettré blatlc cjUadrilléi plié ëh dëUi, éHètb ViOlacéee, recto et verso des 2 il.

tÉTThËS A LÉbl^ VANiiu lÔà

Mol jn rie \é àuis pas, k xtai dite, bcaucoUJ) cbntcnt, de vott-b exactitude. Il y à tltiliizë jdiirs vbu8 deviez Vèhit, tit vfehir ttiUhl dé Hdns t)l'ojéts ôailvàtbirës de \btté s6?viteUt, et tiii;, nôx, pas pliis do Vanifer t|Ué sur ma main. Je compte sur vous le plus tôt possible. C'est Si sérieux, vraiment.

Moi, je fais de mon miëiix. Lfef)ëlletiét* In'aSsUfe l'hospitalité in Bbùgival, mais teld rië peut, hieû entendu, avoir qu*Utt tfettips(l). Le Ërun de tetout' à PaHs, 9, tUe Victor Cousili, s'Occupë de nia créance at-dehnaise qui dblt échoir le 15 novëfhbrë {irochain (940.50). J^écHs l)ar ce cbUi^Hër mêirie â Ddjardin, l'invitant J^oliment à me payët sàHs retard, invitant àtissi Kahn « à se souvehif » dU riiatiustrit des Jtluftiinàliotis (2), de la brochure dé la Saison en Ehjér et des livres miëttS èmpruhtéS ttès Jadis. Ëiifiri,JLa Vie populaire de cette semaine a publié Alon Pôtéàii (3) (achetez et envoyer, Vdulez-vbùs P) Je tt-aVaille à une pièce de BonhéUr et j'ai tih assez long Mémoire d'un veuf qu'aurez quand viendrez. Ci-joint un autre plus court, La dernière à Madame Delporte, et j'en forge un qui sera le clou du volume. Vous Voyez que je suis gentil tout pleiu.

Vous, soyez le donc aussi. Nous pouvons beaucoup plus l'un pour l'autre et je^me sens plein de bonne volonté pour ma part. Mais pour cela, il faut que je

(1) Voyez, t. 1} lettre â Ed. Lepclletier, du 9 octobre 1887.

(2) Le texte des Illuminations de RimbaUd, oh le ëait^ avait été publié sur les originaux, par les soins de Verlaine, à La Vogue, dont M. GiistaVe Kahn était lé directeur.

(3) 20 octobre 1887.

vive un peu tranquille. Apportez-donc vos combinaisons le plus tôt possible, je vous en supplie, et cette fois, partons d'un pied sûr pour une « chouette aux pommes » carrière de gloire (soit !) et de galette un peu.

N'est-ce pas ? venez sans retard. Cent sous ne seront pas de trop avec.

Apportez journaux et livres si vous avez, Péladan, ou autre. Je m'ennuie parfois tant 1

Ah I et Amour ? Et Baju ? Si vous voyez Raynaud, dites-lui que lui écrirai quelque jour, quand j'aurai timbres. — Misère I = Id. pour Darzens.

Thomas me dit que vous imprimez les Maudits. Va pour ça, mais j'eusse préféré Amour. D'ailleurs, nous les arrangerons un peu, ces Maudits. Apportezmoi Corbière si possible, et si possible Axel, de Villiers.

Ne sais toujours quand on me foutra à la porte.

A vous et à très bientôt, n'est-ce pas ?

Et apportez :

La Vie populaire.

Un bouquin.

L'autre moitié de Baju.

Et surtout V étude de Morice * .

J'ai ici suite d'un Theuriet, dont avez le commencement. Forcément arrêté, n'ayant pas ici de livres de Theuriet (de vers).

* Ce qui vient après l'astérisque a été ajouté au crayon par l'auteur.

LETTRES A LÉON VANIEK 105

Ça nous fait des Nouveaux Mémoires d*un Veuf (1).

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