‹ Correspondance; publiée sur les manuscrits originauxChapitre 34 sur 44 · CCCLXXIV · texte numérisé non relu

CCCLXXIV

Le 21 juin 1895 *.

Mon cher Vanier,

Quelqu'un me propose une édition de luxe et illustrée, à tirage restreint (cinq cents exemplaire, maximum) des Fêtes Galantes. Je ne crois pas,

* 1 f., papier à lettre blanc, vergé, encre noire, recto. Una partie du P. S. et du N. B. ont été écrits en marge.

LETTRES K HiON VANIER 259

entre nous, avoir besoin de votre autorisation tout» spéciale, pour cette i)elite affaire. Néanmoins, jo crois meilleur de vous avertir, pour (ju'il n'y ait pas de malentendu entre nous,

M. Girard vous portera ce mot et vous donnera plus do détails.

Votre bien cordial,

P. Vkhlaine.

P. S. — Reçu Les Violons sont partis. J'y travaille. Pourricz-vous, de votre côté, confier pour moi les trente francs que vous me redevez, à M. Girard qui me les apportera, avec votre réponse (1),

N.-B. — Et je vous attends toujours, lundi ou mardi, pour travailler.

CCCLXXY

Le 1" juillet 1895 *.

M. Pelletan qui vous a écrit, vous donnant son adhésion, étant donné que ce serait Willette qui

(1) Nous trouvons, à la date des 18 et 25 juin, deux reçus de trente francs signés de Verlaine, et comportant la remise da neuf pièces {La Classe ; Kermesse du 20 juin ; Annii'ersaire ; Marceline Deshordes-V almore ; Compensation ; Epilogue (à Eugénie) ; Torquato Tasso ; Conseil ; Epilogue à la Poésie personnelle, et une dixième consacrée à Murger, mais que le poète n'écrivit pas. Voyez la lettre du 1^' juillet suivant.

* 1 f. papier à lettre, vergé blanc, plié en deux, encre noire recto des 2 fî.

illustrerait les Fêtes Galantes, — ce, dans ses premiers termes, 250 francs, — est venu me voir avant hier et, en présence de l'absence de réponse vôtre, m'a dit avoir traité avec l'artiste, pour l'illustration, en dehors du volume.

Voyez ce qu'il faut faire et conseillez-moi. Discrétion, n'est-ce pas ?

Moi, j'ai cru devoir officieusement vous prévenir. C'est peut-être pressant.

Je n'ai pas fait le sonnet pour Murger ; çà commencerait à devenir obsédant tout ce bruit pour cette gloire modeste (1). Vous aurez, en échange, ma première poésie fugitii^e.

Au revoir bientôt. Moi, toujours en chambre et bien vôtre.

P. Verlaine.

16, rue Saint-Victor.

Réponse le plus vite possible, je vous prie. CCCLXXVI

Paris, le 27 juillet 1895 *, Mon cher Vanier,

J'apprends que vous avez donné au Pan, de Ber-

(1) Quelques semaines plus tôt Verlaine, malade, avait décliné une invitation à un banquet consacré par quelques habitués du café Procope à la mémoire de l'auteur de La Vie de Bohème. Il n'en demeurait pas moins déférent pour la personnalité do Murger. Voyez dans le livre de F. -A. Gazais et G. Le Rouge ; Les Derniers jours de P. Verlaine^ Paris, 1911, p, 147, la lettre du 25 juin 1895.

* 1 f. papier à lettre, bleu pâle, vergé, encre noire recto et

LETTRES A LÉON VÀNIER 261

lin, une pièce de moi intitulée : Prologue à Paria (1) et que vous en avez touché le prix. Je vous envoie M. Maurice du Plcssys, qui voudra bien recevoir pour moi ce qui me revient de cette somme et que je munis d'une autorisation et d'un reçu signés de moi.

Entre temps, M. Pelletan voudrait bien être fixé sur vos définitives dispositions, au sujet des Fêtes Galantes illustrées par Willette, dont il attend une solution.

Agréez mes cordialités,

P. Verlaine.

16, rue Saint-Victor (2).

CCCLXXVII

Le 31 juUIet 1895 *.

Mon cher Vanier,

Nulle nouvelle vôtre. J'ai pourtant besoin d'argent. Donc, veuillez remettre à M. du Plessys la somme en question, n'est-ce pas ?

verso. A ce billet est épingle, dans l'original, une note mentionnant, à la date du 8 mars, la somme de 40 francs, pour la collaboration à Pan.

(1) Prologue pour Varia (Cf : : Œ. C, III, Invectives, i>. 432)- Ce poème avait paru dans le fascicule d'avril-mai 1895. Le versement de la somme réclamée par lo poète ne se fit que le 9 août suivant.

(2) Verlaine habitait alors chez Eugénie Krantz. Voyez Ch. Donos : Verlaine intime, et les lettres à cette dernière.

* 1 f. papier blanc, vergé, encre noire, recto, texte en travers.

Si VOUS pouviez donner à M, du Plessys, pour moi, les Poésies de Rimbaud (1), vous me feriesj grand plaisir et me rendriez service. C'est pour un travail,

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