‹ Correspondance secrète de l'abbé de Salamon chargé des affaires du Saint-Siège pendant la révolution avec le cardinal de ZeladaChapitre 21 sur 41 · EXPLICATION DE DEUX CARICATURES · texte numérisé non relu

EXPLICATION DE DEUX CARICATURES

Le sans'tort

La Fayette, monté sur son cheval blanc, surmonté d'un noir chagrin, couvert d'une haire, tenant son chapeau à la - ndàln,' comme c'était sa coutume, et la clef de geôlier de l'autre.

AUX LETTRES DE L*ABBÉ DE SALAMON. k%t

A la qneue de son cheval, traîne dans la boue le bonnet de la liberté ; à côté une pique sur laquelle est inscrit le jugement de Tinfbiv tuné Favras. Tout le monde sait que c'est lui qui l'a fait condamner. On voit, au haut de trois piques, les trois tètes des gardes du corps massacrés à VersaiUes, dans la fameuse nuit du 5 au 6 octobre où La Fayette dit au Roi : u Dormez tranquille; je réponds de tout n ; et ensuite, quand le Roi vint à Paris, il fit crier : Point vive le Roi^ vive la nation!

Dans le cercle : L'insurteetion est l&plus saint des devoirs.

Vient ensuite, en bas : La journée thi 21^ février 1791.

Eh! donc coqco!

Représente M. Bailly transformé en coq, vîs*à-vis de sa femme qui rappelle toujours m mon petit coco » . Elle a été lingère et foule tous ses instrumens de cet état, et Bailly foule aux pieds ses instrumens de géométrie et ses livres.

La ressemblance des trois figures est parfaite.

)f ANECDOTE AU SUJET D*UN PRISONNIER DE BICÉTRE

Un jeune homme placé par sa famille dans un bureau, n'étant encore Agé que de seize à dix-sept ans, s'avisa de s'émanciper au point de fieibriquer de faux actes, de fausses lettres de change. Il fut arrêté, et le procès se poursuivait vivement, lorsque son oncle obtint de le faire enfermer à Bicêtre pour lui sauver la potence. Il y est resté dix» huit ans environ. Ces jours derniers, son oncle est tout surpris de voir arriver chez lui un homme de 35 ans qui se dit son neveu et se fait reconnaître pour celui qu'il avait fait enfermer. Après lui avoir témoigné un vif repentir de sa conduite passée, expiée par plus de seize années de prison, il demande d'être envoyé aux Iles, où avec de l'intelligence et des connaissances acqnises par des lectures il pourra se faire un sort. Il lui explique ce qui lui a procuré son élargissement : « Tous les soirs, dit-il, on fait sortir une certaine quantité déjeunes gens et on les envoie renforcer l'armée du général Jourdan Coupe-tête à Avignon. J'étais du nombre et dans la route j'ai déserté. »

)f QUELQUES DÉTAILS SUR UN MANDEMENT DES VICAIRES

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