CCI. — . LOUIS XV A TERGIER
[Aotojpr. Arch. de TEmp. K. 151.]
A Venaiilet, ca 17 décembre 1763.
Il ne m'est pas possible de vous répondre encore sur ce qui regarde le sieur d'Éon, les réflexions en sont trop grandes. — A l'égard de H. de Zukmantel y je vous dirai que sa mission peut être très-courte, et que* je ne pense pas qu'on doive le mettre dans le secret tant qu'il ne sera qu'à Dresde. — Je joins icy les 6,000 livres que je vous avois annoncé.
Cai. — LOUIS XV A TERGIER.
[Antogr. Arch. d« l'Enp. R. 157.]
Ce 23 décembre i763, au soir.
Dans le moment , je viens d'apprendre , par un courier du prince Xavier à Martange ', la mort de l'Électeur son frère. — Je vous renvoie les pièces ci-jointes.
1 Ce sont les deux pièces précédentes.
* M. de Merteages était aa Prança» qni avait été au service de la Saxe : il était Inenvena de la Dauphine.
GGIII. — TERGIER A D*ÉON.
[yém.ded'Éom,t II. p. 9.]
Venaîlles, le 27 décembre 1763.
Vos ennemis sont devenus touUpuissants ; bien loin de diminuer, leur empire a augmenté sur Tesprit de Sa Majesté, quMls dominent entièrement. Vous n'ignorez pas que madame de Pompadour est la source de tous vos maux. Vous et M. le comte de Broglie êtes perdus , si vous ne vous servez de tout le courage et de toute la prudence que le ciel vous a donnés pour ne laisser ni compromettre ni prendre votre personne , ni enlever vos papiers. Vous et M. le comte de Broglie n'avez qu'à compter , mais en secret, sur le Roi, qui ne peut vous abandonner, mais dont la politique, malgré tout l'attachement qu'il vous porte, vous sacriâeroit entièrement peut-être à sa maîtresse et à ses ministres.
Comptez sur mon dévouement inaltérable. Terciu.