‹ Correspondance secrète inédite de Louis XV sur la politique étrangère avec le comte de Broglie, Tercier, etc., et autres documents (volume 2)Chapitre 133 sur 211 · CCXV. — LOUIS XV A TERCIER · texte numérisé non relu

CCXV. — LOUIS XV A TERCIER

[Autogr. Arch. de FEiap. K. 157.]

Ce 10 avril 1764, aa soir.

L^ancienne instruction pour le sieur de Nort n^est plus bonne dans le moment présent et demande à être refondue. Je ne me souviens plus trop de ce que j'ay mandé à Guerchy ; mais cela est analogue à ce que vous m'aves mandé, et surtout qu'il q'use de voie de rigeur qu'après tontes celles de douoeur, car Tliomme envoie en Angleterre par M. de Praslin lui a demandé s'il falloit l'avoir mort ou vif, et le ministre lui a défendu sur tontes dioses de l'avoir aultrement que vif ^

CGXVI. — LOUIS XV A XERGIfiR.

[Aotogr. Arch. de l'Eisp. K. 157.]

Ce 11 , an matlo.

J'approuve la lettre du comte de Broglie pour d'Éon. M. de Praslin voudroit bien voir arriver d'Éon en France, et qu'il y fût bien enfermé. Ces lettres particulières, avoués-le, le mériteroient bien ; mais le point essentiel est de radoucir et de ravoir mes papiers *. A l'avenir, soioas plus circonspects sur les choix de confiance : il est pourtant le seul jusqu'à présent qui ait branlé et menacé de trahison au premier cheffl Dans les tribunaux, que croiesvous qu'on lui fît ?

CCXVn. — LOUIS XV a teroer.

[Aalogr. Arch. de l'Emp. K. 157.]

A Versailles, ce 17 avril 1764.

Il ne m'est pas encore possible de vous renvoier vos

* Mais le ministre donna à son agent les pouvoirs nécessaires pour enlever ' le chevalier.

2 Relatifs à la mission de d*Éon concernant un projet de descente en Angleterre.

dernières dépesches. Ce âera le plustost que ma position me le permeltera *.

CCXVIII. — LE CHEVALIER IVÉOX A LOUIS XV. [D^pAt des afiaireB éirangères. ^ Mém. de d'Éon, t. II. p. 36]

Londres , le 20 avril 1764.

Sire,

Je sois innocent et j'ai é(é condamné par vos ministres; mais dès que Votre Majesté le souhaite, je me(sà ses pieds ma vie et le souvenir de tous les outrages que M. de Guerchy m'a faîls. Soyez persuadé, Sire, que je mourrai votre fidèle sujet, et que je puis mieux que jamais servir Votre Majesté pour son grand projet Isecret, qu'il ne faut jamais perdre de vue, Sire, si vous voulez que votre règne soit l'époque de la grandeur de la France, de l'abaissement et peut-être de la destruction totale de l'Angleterre, qui est la seule puissance véritablement toujours ennemie et toujours redoutable à votre royaume.

Je suis, Sire, de Votre Majesté le fidèle sujet à la vie et à la mort. D'Éon.

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