‹ Correspondance secrète inédite de Louis XV sur la politique étrangère avec le comte de Broglie, Tercier, etc., et autres documents (volume 2)Chapitre 142 sur 211 · CCXXXIV. — LOUIS XV A TERCIER · texte numérisé non relu

CCXXXIV. — LOUIS XV A TERCIER

[Aotoj^r. Arch. deTBinp. K. 157.]

Je ne puis vous faire rien toucher avant le mois de septembre. Arranges vous sur cela.

Ce 11 aoust 1764.

^ On voulait les pousser à la guerre contre la Russie , mats ils restèrent paciGques.

3 àe oe sais an jnste quel était ee la Rochette; peni>èlro eift-il qaaÉtioo du célèbre arboriculteur Morcau de la Rocbette.

3 M. de Guerchjf était colonel lieutenant du régiment du Roi , infanterie , et en outre lieutenant général. Il était revenu d'Angleterre, à titre de congé, et avait été reçu par le Roi à Compiègne le 24 juillet. .

GORRESPOIi[DANGË SECRETE. 827

'QCKKV. — iiOinS XV A TEROER.

lAatogr. Arch. é» r^np. &. ISl.]

.A tVenailla., ce S5 aomt i7%k.

Je trouve le luémoire du .sieur Moset très-juste et bon ; je Buis coulent de son zèle, il faudra voir dans la suite., api^s l'élection , ce qu'on ipoura «faire pour la satisfaction et le bonheur 4e la république ^de Pologne.

ccxxxn. — LOUIS XV au colite de broglie.

[Aniogr. Arch. de l'Emp. K. 157.]

La scitualion acluelle de la Polqgxie me faisant désirer d'être mstrnit précisément de k>»t ce qni s'y est passé depuis l'interrègne, vous dires de ma part au général Mouet qu'il vous communique les instructions et les lettres qu'il a ^reçues du duc de Praslîn, ainsy que ces réponses, de même que ses lettres an comte Poniatosky, et les réponses qu'il en reçoit, pour que du tout vous en composies un extrait exact que vous m'envoieres.

A Cbotsy, ce 29 aouiit 1764.

CCXXXVII. — LOUIS XV A TEftOER.

[Auto<p. Arch. «I« TEmp. &. 157.]

Ce 90 aoDSt, an soir, 1764.

Je trouve bon que vous voies M. de Voronzof : mais bien secrettement ^

GCXXXVin. — LOUIS XV A TERCIER.

[Aulogr. Arch. de TEmp. K. 157]

A Choisy, ce 30 aoost 1764.

M. le duc d'Orléans a promis formellement sa fille à M. le prince de Condé *. Si l'Impératrice en avoil voulu

* \on le chancelier, mais son frère.

3 Ce mariage eut en effet lieu en 1770, époque où Louis-Joseph de Bourbon épousa Louise-Martc-Thérèse-Balhilde d'Orléans. Louis-Josrph est le prÎDcede Condé de l'émigration, père du duc d'Enghien. On sait assez que ccUc union ne fut pas heureuse.

pour le Roi des Romains , j'aurois rompu par mon autborilé le mariage du prince de Condé ; mais, pour M. Poniatosky, je ne le fairay certainement pas. Ce dernier a un frère à qui il doit donner le chapeau. J^avois trouvé bon que le feu Roi de Pologne donne âa nomination à l'abbé de Broglie ; celui-cy n'est pas tenu à cette promesse, et ne la confirmera certainement pas. Du reste, je doutte fort que l'archevêque de Cambray l'obtienne '.

1 Nous donnons ici une lettre de M. de Brof|1ic à madame du Defland *, d* abord parce qu'elle cdaircit cette lettre de Louis XV, en outre parce qu'elle fait connaître les sentiments de M. de Broglie sur TéCat où ae trouvait alors la France.

• RuCrec. 14 octobre 1764.

* Un voyage de plus de quinze jours que j*ai fait , Madame , à Roclicfort, la Rochelle et Tile de Ré, m'a empoché de répondre plus tôt à la lettre charmante dont vous m'avez honoré , du 27 septembre. Je ne mérite rien , à aucun égard, de tout ce que vous m'y dites d'obligeant; mais je n'en suis pas moins sensible à toutes ces marques de bonté.

V Vous n'êtes pas, Madame, dans le cas des correspondances qui ont besoin de nouvelles pour être rendues agréables. Malgré cela , vous voulez bien compatir à la curiosité provinciale, et votre lettre m'a plus appris de détails de société, qui par lù deviennent intéressants, que je n'en avais su depuis mon départ. Il me paroit que tout est dans l'ordre ordinaire, et que les événements qui amusent les spectateurs et font trembler les acteurs sont extrêmement rares. On n'en peut pas dire autant de ce qui ri>gardc les Ktats. L'Impératrice de Russie continue à donner à TF^urope des spectacles qu'on n'auroit pas dû attendre d'une princesse née dans des climats plus policés que la Sibérie : elle extermine la race des vrais souverains de son empire. Elle en donne un par la force à un royaume voisin , et elle uc regarde pas qu'une couronne puisse être mieux placée que sur la tête de celui qui a eu le bonheur de lui plaire. Si clic se croit obligée de traiter de même tous ceux qui ont eu ou auront le même avantage, il n'y en aura pas assez en Europe pour remplir cet objet. Mai^ce qui me charme, c'est la patience avec laquelle tout le monde voit cette conduite, sans songet- que cet événement et les suites immanquables qu'il aura vont donner une nouvelle forme à tout le Xord.

* Mais de quoi m*avisé-je de politiquer? C'est un reste de goût du métier. J'espère d'ailleurs que vous me pardonnerez de songer encore à la Pologne,

* Correspondance de madame du Deffand, ëdit. da M. de Leicure, t. I. p. 319.

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