CGXLVII. — LOUIS XV A TERCIER
[Aotogr. Arch. de l'Enip. R. 157.]
A Versailles , ce 14 janvier 1765.
Le sieur Hugonet* a été arresté à Calais, et l'on a trouvé sur lui une lettre du sieur Drouet au sieur d'Eon , ce qui a delterminé le conseil à faire arreslé le sieur Drouet. fciy prévenu de tout M de Sarlines', pour me remettre directement les papiers qui regarderoicnt M. de Broglic, Durand ou vous. Vous voies que voila à peu prest tout découvert. La lettre n'est pas signée, ntais l'écriture connue a tout
< C'est-à-dire que la conduite de d'Eon révélée par la dernière lettre de M. de Nort est le comble de la folie, et que le chevalier mériterait d'être pilé comme le mnplitî.
2 Hugpnet, attaché dans une position subattema à la coirespoiulaBca secrète, mais non initié au secret.
3 Lieutenant de police, depuis ministre de la marine.
décooirert. Vous devez scavoir son contenu , mais le substitut , les avoeats, etc. , tout y est tout du long. Comment est-ce que cet homme s'est chargé de quelque chose d'aussy im>portani en elair de la main dudit Drouet ?
eC}U;.VIII. -^ LOUIS XV A TERGIER.
[Aatogr. Arch. deVBmp. IL 157.]
A deux heures, ce 14^ janvier (1765).
Vous ne pouvies pas encore avoir reçu ma lettre quand le comte de Broglie m'a écrit. Je m'y raporte entièrement, mais vous poures dire au comle de Broglie que, quand mes ministres envoient de pareils ordres, ce n'est pas à mon insçu, et qu'il faut y souscrire.
CCXLÏX. — LOUIS W A TERCIER.
[Avtogr. i)reh. do TEmp. K. 157.]
A lifarly , ce 16 janvier 1765.
La leltre que j'ay vue, trouvée sur le sieur Huguonet, est sans addresse n'y signature, mais elle a été reconnue pour être de l'écriture du sieur Drouet, et par son contenu devoir être pour îe sieur d'Eon de... [sic] ', cousin dé Tautre, et qui a actuellement la petile vérole. Je n'ay pu prendre copie de cetle lèltre , n'y me ressouvenir de tout son contenue, je scay seulement qu'il nomme Durand, et qu'il parle du substitnt^^ des avocats, de l'argent qfie d'Eon doit avoir touché, qu'il le traitte en ami et comme dans une grande correspondance arec lui. M. de Praslin doit faire une visitle ce soir des papiers, mais /espère que> M. de Sartine aura mis à l'écart ceux que je lui ay le plus recommaiidé. Je vous en. instruiires quand ji'en scauray d'avantage. Hu^oonei n'est p'as enesre arrivé, je cvoy, à
1 D*Éon de Mooloîse.
' (Test-À-^Are M . dcBrogiie.
336 LOnS XV.
Paris, mais il est à craindre qu'il n'ait parlé en chemin. II n'est pas possible que vous puissies aller à la Bastille examiner les papiers avec M. le lieutenant de police, ce seroit tout découvrir. Je me suis ouvert et confié à lui; il me paroiUque cela lui a plu, mais il faut attendre de sa sagesse et de cette marque de confiance qu'il faira bien; si le contraires arrive, nous verrons ce qu'il y aura à faire, et écrire à M. de Gucrchy.
Tranquillisés-vous. L,