XXVI. — LOUIS XV AU COMTE DE BROGLIE
[.%iitogr. Arch. de l'Emp. K. 157.]
A Versailles, ce 2S janvier 1757.
Je trouve très bon, comte de Broglie, que vous me fassies toutes les représentations que vous croires devoir me faire et à mes ministres , mais aies toujours en vue l'union intime avec Vienne ; c'est mon ouvrage. Je le croy bon et je le veux soutenir. Dans ces circonstances, je crois votre présence très nécessaire à Varsovie; vous êtes aimé et estimé des Polonois, et un nouveau ministre ne serait pas capable de leur faire faire bien des choses qu'il faut qu'ils fassent, sans y abbandonner notre parti, car je le veux soutenir. C'est leur bien et leur liberté. Ainsy je vous conseille d'abandonner l'idée de Vienne ' et de n'être pas si changeant, surfout après que je vous ay tenu mes promesses et que je vous croy capable de me bien servir encore ^. MM. de Bellisle et de Bernis ne sont pour rien dans ce que je vous dis icy. Continues à m' envoler les lettres que vous recevres là dessus au (sic) prince de Conty.^ jusqu'à ce que je vous aie fait scavoir à qui à l'avenir je jugerai à propos que voiis vous adressies.
Je n'ay pas doutté de vos sentiments sur ce qui m'est arrivé. Peu de Français ont, je croys, et j'espère , pensé autrement '. Louis.