‹ CorrespondanceChapitre 17 sur 65 · A M. Dubois, 30 mai · texte numérisé non relu

A M. Dubois, 30 mai

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si pathétique peinture, qui allait bientôt écrire l'article fameux: Comment les dofjmes finissent,, ne trouve rien de mieux tjue d'emprunter les formules de la lituro^ie catholique : c'est parle eliant du Sannius et de V Hosannah que. de Ja frêle barque qui le purle. il salue, aux rayons de la lune et au bruit de la tempête, la grandeur du Dieu qu'il adore. On voit ici la preuve s'en retrouve à chaque instant dans ses œuvres combien profondément l'éducation chrétienne avait pénétré Jouiîroy et (|uelle vive et durable empreinte elle avait laissée dans son àme.

Et sa muse chanta jusqu'à la fin. L'homme qui, jeune et au milieu de^ brumes de Paris, disait, en 1818: « Je ne pourrai véritablement écrire (|ue quand j'aurais revu mes sapins * », retrouve, dans sa maturité, tout son essor poétique sous les rayons du soleil d'Italie. « J'ai fait des moissons de violettes le long des chemins, écrit-il de Pise, le 15 février 1836 J'ai passé des heures à écouter dans les bois le gazouillement des rossignols et le sifllement des merles, et à me demander s'il fallait autre chose au monde pour être heureux, que de vivre, écouter, voir et sentir-. » La poésie était vitace en lui : elle persistait jusque sous les glaces de l'âge, jusque dans la maladie et presque à la veille de la mort. Il quitte Pise pour aller à Home : le récit de son voyage, la description de Trasimène, de Cortone, de Pérouse, de Foligno sont vraiment du Rousseau et du meilleur. Et là encore, il est permis de remarquer que Jouiïroy n'a jamais rien si bien compris et senti que les œuvres catholiques. Assise le ravit ; il voudrait y faire une retraite de quinze jours. Son émotion est plus vive encore à Spolète et à la montagne des Ermites. Rien de charmant, de frais, de sincère comme la description qu'il en

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