Vice-rectcur de l'Académie de Paris: mort en 18o
France ; il va être commis chez cet honnête homme. Hier, il vint me voir, et il me fit des promesses dont je tremble encore, il ne s'agit de rien moins que d\me correspondance poussée avec vigueur entre nous deux. Je ne suis pas en peine de lui dans ce marché, mais je suis fort en peine de moi.
Adieu mon ami.
Je vous aime et je vous embrasse.
Th. Jotiffroy.
M. Damiroii ^ prof esse ur au collège de Falaise
Paris, le 26 avril 1817.
Avant de me coucher, car il est neuf heures et demie, il faut que je vous remercie de votre bonne lettre que j'ai reçue à midi. Comme vous m'avez rappelé de doux souvenirs ! ces jours de Tannée dernière, ces promenades, ces thèses, ces espérances de liberté, ces frayeurs joyeuses de n'avoir pas fini assez tôt les œuvres doctorales, ces loubêtises de tous les numéros et de toutes les qualités, ces craques si doucement coulées, si loubètenient acceptées, si plaisamment trahies par vos rires si mal contenus! Oii ! quel monde, mon cher, que le monde de ces idées et de ces circonstances-là ! Où sommesnous à présent ? Ne croirait-on et ne vous semble-t-il pas être à deux mille ans de cette époque? Variabilité des choses humaines! Aujourd'hui ici, demain là, gais le matin, désespérés le soir, se couchant sur une idée et se réveillant sur une autre, instables comme ce qui nous environne et nous persuadant à peine que nous sommes identiques à nous-mêmes deux moments de suite ; quelle vie que la nôtre, quel chaos, quelle vanité, quelle misère, quelle folie, quelle loubêtise, mais bon! voilà un mut qui me ramène à mon sujet dont j'étais fort loin, et à propos de lallribut parlons du sujet. — Vous ne