‹ Correspondence 1819-1850 (volume 2)Chapitre 120 sur 229 · CLXIV · texte numérisé non relu

CLXIV

A M. HENRI FOURNIER, IMPRhMEUR, A PARIS.

Paris, mai 1836.

Monsieur,

Je dois déposer cette semaine une plainte au parquet du procureur du roi contre M. Bùloz et contre vous, à raison de la publication qu'a faite à Pétersbourg la Renue étrangère du Lys dans la vallée avant la publication à Paris. Mais, comme vous pouvez, par un arrangement entre vous et M. Buloz, être mis en dehors de la plainte, je vous engage, comme je vous l'ai promis, à demander une attestation qui décharge vous et vos ateliers de la communication de mes épreuves. J'attendrai jusqu'à mercredi quatre heures.

Dans ces circonstances, j'ai l'honneur de vous prévenir que, comme il existe deux feuilles environ du Lys dans la vallée de composées, vous seriez personnellement responsable envers moi si elles paraissaient sans mon bon à tirer et mon autorisation.

Agréez, monsieur, l'assurance de mes sentiments les plus distingués.

CORUHSPONDANCi:. 235

A M. THÉODORE DABLIN, A PARIS.

Paris, 2 juia 1830.

Mon bon Dablin,

Vous faites donc toujours le père avec moi? Je n'ai point vu venir votre effet de cinq cents francs, au 31 mai. Vous l'aurez sans doute conservé; mais j'ai les cinq cents francs. J'en devrais avoir six cent dix de plus à vous remettre ; mais mon procès contre la Revue de Paris, qui se juge demain, la défense, que j'ai été obligé d'écrire en vingt-quatre heures, les démarches à faire, et mon ouvrage à finir, lequel me prend quinze heures avant tout par jour, ont jeté bien du trouble dans ma vie qui devrait être paisible. Néanmoins, je souffre, car vous aviez ma parole, et vous direz que les poëtes ne sont pas commerçants rigoureux. Soyez indulgent!

Je vous mets avec ceci un exemplaire de ma défense pour M. Pépin, et deux autres que vous donnerez à ceux de vos amis auxquels vous jugerez bon de les donner.

Mille affectueuses choses, mon bon Dablin, de votre vieil ami.

GLXVI.

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