‹ Correspondence 1819-1850 (volume 2)Chapitre 169 sur 229 · A M. ARMAND DUTACQ, A PARIS · texte numérisé non relu

A M. ARMAND DUTACQ, A PARIS

Mars ou avril 18 43.

Mon cher Dutacq,

Il m'est impossible de ne pas vous rappeler l'affaire du Siècle. Voici deux mois d'écoulés depuis votre promesse.

Quand vous m'avez envoyé le Gavarni en échange de la première Caricature (deux volumes in-quarto reliés), vous ne m'avez pas donné la première série des Fourberies de femmes en matière de sentiment, ni les Coulisses, ni les Enfants teiTibles. Je m'en suis aperçu en les faisant relier. Si vous pouvez réparer cet oubli, vous savez quel sera mon plaisir de collectionneur !

Enfin, je ne sais pas si vous faites le Soleil; mais je suis sur le point de traiter pour une affaire comme celle d'Eugène Sue, absolument dans les mêmes conditions, avec une des premières maisons de banque. Il s'agit des Scènes de la Vie militaire et de la partie la plus agissante sur les masses : à savoir, la République et Napoléon.

Venez m'apporter ce qui me manque de Gavarni d'ici à trois ou quatre jours; car, dans une semaine, je crois que je serai engagé pour deux ans.

Mille amitiés.

GCLV.

AU MÊME

Paris, 4 juin 1 843.

Mon cher Diitacq,

David (Jules-Auguste) a, je crois, une assez bonne combinaison à vous soumettre relativement au Parisien. Il m'a prié de vous voir à ce sujet; mais je suis forcé d'aller à Lagny pour dix jours, afin d'y terminer des ouvrages commencés qui paraissent dans deux journaux {le Parisien et l'État)^ et je ne puis que vous prier d'aller voir Jules-Auguste David, ou de lui indiquer un rendezvous pour qu'il vous expose son plan. Enfin témoignez-lui d'une manière quelconque que je me suis occupé de lui vis-à-vis de vous.

Je n'ai pas besoin de vous recommander de nouveau l'affaire du Siècle; vous savez que je pars dans un mois au plus tard, et que, pour beaucoup de raisons, il faut que cela soit fini, attendu que je n'aurai plus aucune obligation de ce genre.

Tout à vous.

CGLVI.

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