A MADAME GEORGES MNISZECII, A WIESBADEN
Paris, août 184G.
Chère Zéphirine,
J'aurais préféré voir mon tête-à-tête bleu à fleurs, de la manufacture du roi de Prusse, en mille morceaux plutôt que le désastre
de votre beau lézard en corail; j'en ai eu la fièvre et je ne sais plus que faire des morceaux !
Consolez bien le deuil de notre cher Georges et soignez bien votre admirable mère, qui s'oublie toujours, vous le savez.
Je vous vois cueillant des fleurs avec le ouistiti et laissant en arrière Atala, qui rêve à vous en vous suivant.
Je ne vous dis rien du petit chef-d'œuvre parisien que votre adorable mère m'a chargé de vous apporter. Vous y reconnaîtrez la préoccupation constante de l'affection de votre bien dévoué