‹ Correspondence 1819-1850 (volume 2)Chapitre 79 sur 229 · LXIV · texte numérisé non relu

LXIV

A M. LAURENTIE", RÉDACTEUR EN CHEF DU RbWOYATEUR,

A PARIS

Paris, mai 18 32.

Cher monsieur.

L'article de M. de Peyronnet m'a tellement épouvanté comme talent, que j'ai senti le besoin de travailler beaucoup l'article sur

1. M. Gros-Claude s'est fait connaître à quelques-uns de nos Salons, vers le commencement du règne du roi Louis-Philippe, par des compositions familières. Ses Buveurs ont été gravés et ont eu un succès populaire.

le serment •; il aura tout autant d'opportunité la semaine prochaine. Le duc- se sera décidé pour sa candidature, et nous serons mieux à même de juger l'article et ses convenances ey famille. Mais j'ai fait la Vie d'une femme. Je vous prie de ne point mettre de signature au bas : elle serait fastueuse; mais parlez-en dans le courrier si vous voulez. L'article est si mal barbouillé, qu'on le recopie. Il sera à dix heures et demie à l'imprimerie. Mille compliments.

A MADAME EMILE DE GIRARDIN, A PARIS

Paris, mai 1832.

Depuis deux jours, je suis en flanelle et en douillette, attendu que je suis malade. Je Tétais déjà mardi soir, et je me suis fait, à la figure, Tenflure que vous avez eue à la main. J'en ai encore pour trois jours de souffrance et de désespoir; mais ce n'est pas le choléra, et personne ne peut dire : (( M. de Balzac a le choléra, nous allons le perdre ! »

Ma maladie est ignoble; c'est un abcès qui a son cours prévu.

Mille remercîments de votre aimable souvenir; mais j'aurais voulu un mot de votre main, sur l'état de votre main, dont j'ai la responsabilité^.

Amitiés dévouées pour tous les vôtres, et pour vous.

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