A M. LE BARON GÉRARD, A PARIS
J'ai vu hier un artiste dont le nom n'est pas encore célèbre en France, quoiqu'il ait beaucoup de talent : c'est M. Gros-Claude \ de Genève. Il désire, avec cette ferveur qu'inspire votre talent, vous faire voir ses tableaux qu'il expose au Musée. J'ai osé faire les honneurs de votre bienveillance, et il doit venir vous les apporter entre midi et une heure aujourd'hui, car le terme de rigueur expire demain pour l'admission; il n'a rien autre chose à vous demander que votre avis et celui de mademoiselle Godefroy; il est grand ami de Schnetz, et professe pour vous cette admiration que nous avons tous.
Je comptais vous le présenter mercredi, s'il n'avait pas la chance plus aimable de recevoir de vous-même ce droit de bourgeoisie que vous rendez si précieux par cette grâce et cet esprit que, pour mon compte, j'envie chaque fois que j'ai le plaisir de passer une soirée près de vous.
Veuillez agréer l'hommage de ma sincère admiration.