‹ Correspondence 1819-1850 (volume 2)Chapitre 99 sur 229 · Le tils aîné de madame Canaud · texte numérisé non relu

Le tils aîné de madame Canaud

2. Le petit cachet de cire rouge, appose sur la page comme spécimen, ne porte qu'un II avec une couronne de comte; Balzac dit donc de mettre II. B.

17»2 CORRESPONDAxNGE.

GV.

A MADAME ZULMA GARRAUD, A FRAPESLE

Paris, samedi 2 6 mai 1833.

(( Merci mille fois, mon cher Auguste ! »

Je vous charge, madame, de dire cela à Borget, avec tout l'accent que vous mettez aux choses de cœur. Je savais bien que vous m'écririez sur votre route, ce cher Ivan et vous, car vous savez sympathiquement combien tout ce qui est vous m'est précieux et cher. Oui, certes, il est probable que j'irai vous voir en Berry. J'ai repris ici, comme par magie, mon grand travail, mes seize heures par jour^ et la plus grande somme de courage et d'inspiration que j'aie eue.

Le Médecin de campagne est fini. Vous le recevrez à Issoudun, avec le second dizain des Drolatiques, au commencement du mois prochain. Je n'ai plus que huit jours de correction d'épreuves. Soyez sans crainte, la fin est plus belle, au dire de celle que vous nommez à si juste titre un ange, que le commencement. L'ouvrage va crescendo, ce dont je doutais encore.

J'ai toujours la colique, et l'on m'annonce la grippe.

Les eaux de Vichy pour votre cher enfant me semblent bonnes, mais attendez l'effet de Frapesle. En tout cas, songez au magnétisme. Ma sœur a été guérie de la même maladie qu'a madame Nivet, par un -traitement magnétique, par la simple action, répétée deux heures tous les jours, de ma mère. C'est un fait irrécusable. Magnétisez donc Ivan.

Je ne vous ai pas dit adieu, ni au commandant, pour ne pas vous éveiller ; mais j'ai été contrarié de ne pas pouvoir vous donner le baiser cordial et bien sincère, un peu mélancolique de l'adieu. Le manuscrit du Privilège fini S j'irai voir Bourges.

Je vais écrire à ces messieurs de Limoges.

Allons, adieu; car vous êtes du nombre des trois personnes auxquelles j'écris, mais je ne puis écrire longuement avec mes épreuves et mes travaux. On a trouvé le Succube^ immense, sublime, gigan-

1. Comme nous l'avons dit précédemment, cet ouvrage n'a jamais paru.

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