‹ Correspondence 1819-1850 (volume 2)Chapitre 100 sur 229 · Un des Contes drolatiques · texte numérisé non relu

Un des Contes drolatiques

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tesque! Je suis heureux du succès qu'on prédit au second dizain. Adieu encore. Écrivez-moi quand vous serez à Frapesle, et le temps que vous y resterez. J'irai vous y voir, ne fût-ce, toutes les choses de cœur mises à part, que pour me retremper dans le pairiarcal. D'ailleurs, j'ai à aller chercher un regard de vous, comme une de mes plus chères récompenses pour ce Médecin de campagne dont vous avez inspiré quelques pages.

Adieu; tendresse et reconnaissance.

Je vous adresse ceci à Frapesle, puisque vous partez demain de Limoges.

A LA MEME

Paris, 1833.

Ma foi, le conte oriental ne me va pas; j'en suis fâché pour l'imagination d'Auguste.

Je vous écris à la hâte.

Figurez-vous que je suis assigné au tribunal de commerce; mais j'ai décliné cette juridiction, attendu que je n'en dépends pas. Marne me demande à la fois tout.

Je travaille jour et nuit. Le Médecin de campagne est fini ; le deuxième volume est à mon compte. Les Chouans, corrigés, vont lui être signifiés par huissier.

Mon avoué m'assure le gain de mon procès, parce que tout est en règle de mon côté. Il serait trop long de vous dire les détails de cette ennuyeuse affaire, qui m'accroche trois mille francs, auxquels il faut que je supplée; heureusement, le troisième dizain des drolatiques est fait, et, accompagné du PïHvilége, cela remplacera tout; mais ce sont des travaux à en perdre la tête ! Le Médecin réclame encore cinq à six jours et nuits d'épreuves à revoir. Le deuxième dizain a paru; mais Gosselin ne m'a pas encore envoyé d'exemplaires. Je vous enverrai le vôtre à Angoulême.

J'écris demain en second lieu à M. Nivet, pour ce qui me manque et pour les porcelaines de ma toilette.

Vous êtes donc toujours malade, que vous ne m'avez écrit qu'un

petit mot? alors, comment allez-vous faire pour retourner à Angoulême ?

Je ne puis vous en écrire davantage; on m'apporte à l'instant trois feuilles du Médecin à lire, et j'ai en outre à corriger des placards pour la fin.

Adieu; mille tendresses, et chargez-vous de donner une poignée de main à Auguste. Smargiassi m'a chargé de lui dire qu'il y avait trop de grandeur chez lui, et il m'a répété trois fois : « La nature I la nature! 'a nature! » Voilà l'arrêt du bon Smargiassi, auquel j'ai montré le peu d'études qui étaient pendues chez Auguste et qui en a été content.

J'espère, si j'ai le temps d'aller aux Pyrénées après mes travaux, vous voir un jour ou deux à la Poudrerie, vous, ayant lu le Médecin de campagne; car mon avoué va obtenir du président une ordonnance pour que la publication ait lieu avant tout jugement au fond.

Vous ne me dites rien de votre santé. Si vous ne pouvez pas écrire, qui me dira comment vous allez, quand Auguste sera parti?

Mille amitiés au commandant Piston ^; mais, ici, je suis sous le jeu d'un piston supérieur, et vraiment il me faudra un bon mois de repos en septembre. J'ai le chagrin de ne pas pouvoir vous dire le centième des choses que j'ai à vous conter; quant aux choses de cœur, vous les savez.

A M. CHARLES GOSSELIN, LIBRAIRE ÉDITEUR, A PARIS

Paris, 1833.

Monsieur,

Il m'est impossible de quitter un seul instant la correction des troisième et quatrième volumes in-dix-huit des Chouans; car la sentence arbitrale porte que je dois remettre le troisième à iM. Marne mardi, et j'ai trop à cœur de n'avoir plus rien de commun avec lui

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