‹ Correspondence 1819-1850Chapitre 16 sur 81 · A M. CAUCHOIS-LEMAIRE, PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ DES GENS DE LETTRES · texte numérisé non relu

A M. CAUCHOIS-LEMAIRE, PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ DES GENS DE LETTRES

A PARIS

Paris, 6 octobre 1 841.

Monsieur,

L'agent central de votre société m'a communiqué la décision du comité relative à ma démission, qui, aux termes

COnur-SPONDANCE, 2j

des satuts, devait être parement et simplement acceptée ; je n'ai pas besoin de prolester contre cette délibération ; je me regarde comme n'étant plus membre de la Société.

Mais j'ai des droits, comme ancien membre de la Sociétér qui ont été méconnus dans la délibération, et je viens me plaindre d'un manque de délicatesse qui m'étonne de la part du comité, et qui nécessite ma demande formelle en radiation d'une partie de la délibération sur ma démission.

Je n'ai point dit au comité les motifs de ma démission, non-seulement pour conserver en entier le droit de tous les membres de la Société, mais encore parce qu'il est des motifs que l'on djit taire. Pour faire comprendre au comité l'imprudence de sa doctrine, qui ne résulte d'aucun article des statuts, car il n'est dit nulle part que le comité sera juge d'une démission, j'invoque le témoignage de deux de ses membres : MM. Pyat et Merruau. Tous deux savent que ma démission était donnée à la séance où, M. Pyat et moi, nous fûmes obligés de quitter le comité par le doute élevé sur notre impartialité comme juges, ce que j'ai regardé comme un manque d'égards suffisant. M. Pyat m'a dit : « Attendez une autre occasion de vous retirer de la Société. » M. Merruau me conseilla d'envoyer ma démission, que je donnai malgré l'avis de M. Pyat.

Je dis alors à M. Pyat que j'avais déjà des raisons majeures de me retirer.

Le jour où j'apportai ma démission, le 5 septembre, il y eut une séance incomplète du comité, où assistaient MM. Pyat, Paul Lacroix, Bonnelier, Cauchois-Lemaire, Alby et Cellier. Si, ce jour-là, un sixième membre fut venu,

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