A .MADAME LA BARONNE DE CR ESP Y-LE-PRINCE
A PARIS
Ghère et aimablô amie,
Voici le nom et l'adresse des personnes à qui vous enverrez une invitation :
M. le comte et madame la comtesse Guidoboni-Visconti, et mademoiselle Sophie Koslovski, 14» rue Gastellane.
J'ai appris hier au bal, après vous avoir quittée, que la comtesse était indisposée ; mais envoyez toujours : vous êtes une si grande magicienne !
En tout cas, gardez cette adresse parmi vos lettres d'invitation.
On m'apprend que ma lecture est remise à jeudi';
1. Lecture de lu pièco de l'École des Ménages à ruiiibasbudc d'Au- IricliC.
mais je ferai vite et viendrai si les chevaux peuvent prendre de mon impatience.
Trouvez ici l'expression de mes sentiments les plus distingués.
A MADAME EMILE DE GIRARDIN, A PARIS
Avril 1847.
Je ne vous savais pas en mal de feuilleton.
Je venais vous dire que je suis dans le même cas : pour l*' la Presse, 2° l'Union, 3° le Conslilulionnely et que je ne puis pas disposer d'un instant; car, outre l'emménagement de mes romans, j'ai le déménagement de tout mon mobilier.
Enfin, j'ai vu Emile, à qui cet article sur les trois ouvrages précédents est tellement indifférent, qu'il en veut trèspeu. Quant à moi, je n'en ai parlé qu'au point de vue des abonnés de la Presse, qui ne connaissent pas tous la tête dont cette p'^tite nouvelle est la qucuc\ Vous savez que, pour ce qui me concerne, je n'ai jamais rien voulu.
Ici, l'impossibilité me prend à la gorge. Je suffis à peine à mes travaux, et je transporte ma bibliothèque lundi.
Gautier, connaissant le Pcre Goriot, les Illusions perdues et Splendeurs et }fislres des courtisanes, voyait dans l'article en question matière à un grand feuilleton critique, narratif, etc. Mais remarquez que c'est à son point de vue,