‹ Corrigé des Exercices français sur l'orthographeChapitre 116 sur 157 · Beaucoup de modestie et beaucoup de bonté · texte numérisé non relu

Beaucoup de modestie et beaucoup de bonté

Ont [4Sy] des charmes plus grands que n'en [619] a la beauté.

99. Presque toutes les découvertes ont été dues [580] au hasard : celle du Nouveau-Monde fut le fruit du génie. Christophe Colomb, par cette justesse d'esprit que les connais- j sances mathématiques lui avaient donnée [5S2], avait supposé [582] l'existence d'un autre continent ; sa supposition s'est réalisée [587], et en 1492 il a eu [582] la gloire d'ajouter une nouvelle partie du monde à celles [459] qui étaient déjà connues [580]. Quelques [420] auteurs se sont imaginé [686, 587] que les anciens connaissaient l'Amérique: mais il y a lieu de croire qu'ils se sont trompés [587] grossièrement, car l'île qu'ils ont supposée [582] être notre Nouveau-Monde, et que Platon et Diodore de Sicile ont appelée [138, 5S2] Atlantide, était située [580] à peu de distauce du détroit de Gibraltar. Quoi qu'il [640] en soit, la gloire que Christophe Colomb I s'était acquise [587] de donner son nom auxpaysqu'il nous a fait [593] connaître, il se l'est vu [5y5] ravir par le Florentin 1 Améric Vespuce, qui s'est borné à parcourir, plusieurs années après, quelques [420] côtes des contrées qu'avait découvertes [582] Christophe. Cette injustice, que la postérité s'est plu [590] à sanctionner, a été le présage de tous les maux qui ont désolé [5o2] ce beau pays. En effet, l'Amérique a été le théâtre des guerres les plus cruelles qu'il y ait jamais eu [592M deux empires florissants [149, 576] , que tant de siècles avaient vus [593] subsister avec éclat, se sont écroulés [587] sous les coups d'une poignée d'aventuriers que l'avarice avait armés [504, 582]. On frissonne au souvenir des injustices qu'ils ont commises [5821- des milliers d'hommes qu'ils ont fait [598] périr, du r.eu d'humanité qu'ils ont montré [603] envers [627] les vaincus, et des sacrifices de tous genres qu'ont coûtés [606] i

] des richesses qui n'ont pas profité [582] à ceux qui s'en étaient ; emparés [588]. On est étonné des efforts qu'il a fallu [592] jpour soumettre une population bien plus nombreuse , plus

policée et plus formidable que les vainqueurs ne (619 l'a- Ivaienl d'abord supposé [594]; et il est vrai de dire que l'histoire ! grecque et l'histoire [397] romaine ne nous présentent (,24 au- I cune expédition militaire qu'on puisse [5Û4, 555] comparer à la ! conquête du Mexique et du Pérou. Deux hommes ambitieux, jFernand Cortez etPizarre, se sont disputé [587] la gloire de I soumettre ces peuples; l'un et l'autre se sont [495] immortalisés [587] par la valeur, l'intrépidité qu'ils ont déployée [582]; j et la postérité les aurait tous les deux [717] surnommés [582] , les héros du Mexique et du Pérou , sans les crimes dont ils se

sont souillés [587], ou qu'ils ont laissé [590] commettre.

100. On [474] demandait à Bias quelle est [585] la chose qui Hat te [535] le plus [609] les hommes ; c'est l'espérance , répondit-il.

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