‹ Corrigé des Exercices français sur l'orthographeChapitre 154 sur 157 · SUR LA PONCTUATION · texte numérisé non relu

SUR LA PONCTUATION

( V. Gramm., n. 720 et suiv. ) Emploi de la virgule.

1. Les faux talents sont hardis, effrontés, souples, adroits et jamais rebutés [722].

2. Avec le sentiment de la divinité, tout est grand, noble , invincible, dans la vie la plus étroite [722] ; sans lui , tout est faible , déplaisant et amer au sein même des grandeurs [722, 723]. .

3. La raison supporte les disgrâces, le courage les combat, la patience les surmonte {724].

h. Quand on conseille la vertu aux autres, on augmente les raisons qu'on a de la pratiquer [725].

5. Celui qui doute et qui observe, augmente sa science [726].

6. L'homme véritablement libre est celui qui , dégagé de toute crainte et de tout désir, n'est soumis qu'à sa raison, et aux décrets de la Providence [725 , 726,723],

7» Se vaincre est d'un fefeté | m>faôiiuer; d'un t>ieii \ffl\{

8. L'aimant, comme un génie tutélaire , guide les navigateurs au sein des mers, et les éclaire sur la route qu'ils doiventtenir, quand toutes les autres lumièresles abandonnent

9. Le conquérant ressemble à un torrent , qui , après avoir entraîné tout ce qui s'oppose à son passage, va s'engloutir dans le sable, et ne laisse après lui que les tristes vestiges de ses ravages et de ses fureurs [725 , 723].

10. Cette pénétration, cette activité toute divine, par laquelle Dieu est présent partout, gouverne tout, prévoittout et pourvoit à tout, est qe que nous nommons la Providence [722,724,723],

11. La chose la plus aisée devient pénible, quand on la fait à contre-cœur [725],

12. Votre providence , 6 Père céleste , gouverne et conduit toutes choses [725 , 723],

13. L'honneur ressemble à l'œil, qui ne s aurait souffrir la moindre impureté sans s'altérer [725] ; c'est une pierre précieuse, dont le moindre défaut diminue le prix [725].

lu. Le temps, qui fuit sur nos plaisirs, semble s'arrêter sur nos peines [725].

15. A mesure que Télémaque s'éloignait de l'île , il sentait renaître son courage, et son amour pour la vertu [725 , 723].

16. La complaisance nous fait des amis, et la vérité, des ennemis [723, 727].

17. Calypso était sans cesse tournée vers le côté où le vaisseau d'Ulysse, fendant les ondes, avait disparu à ses yeux [725].

18. L'homme hardi peut tout , et le timide , rien [723 , 727].

19. Les arbres et les plantes, en laissant tomber leurs fruits ou leurs grains, se préparent, autour d'eux, une nombreuse postérité [723, 725].Laplus faible plante, lemoindre légume contient, dans une graine, le germe de tout ce qui se déploie dans les plus hautes plantes , et dans les plus grands arbres [72 2,725,723].

20. La vérité seule est la lumière de notre esprit, la règle de notre cœur , la source des vrais plaisirs, le fondement de nos espérances, la consolation de nos craintes, l'adoucissement de nos maux , les remèdes de toutes nos peines [722].

Elle seule est la source de la bonne conscience, la terreur de la mauvaise , la peine secrète du vice , la récompense intérieure de la vertu [722]; elle seule immortalise ceux qui souffrent pour elle , attire des honneurs publics aux cendres de ses martyrs et de ses défenseurs, et rend respectables l'abjection et la pauvreté de ceux qui ont tout quitté pour la suivre [724] ; enfin elle seule inspire des pensées magnanimes , forme des âmes héroïques , des sages seuls dignes de ce beau nom [724, 722].

21. Ce globe immense , que l'on appelle terre , nous offre , à sa surface , des hauteurs , des profondeurs , des plaines , des mers, des marais, des fleuves, des cavernes, des gouffres , des volcans [725 , 722]. Si nous pénétrons dans son intérieur, nous y trouvons des métaux , des minéraux, des pierres , des bitumes , des sables , des terres , des eaux et des matières de toute espèce , placées comme au hasard, et sans aucune règle apparente [725,722,723]. En examinant avec plus d'attention , nous y voyons des montagnes affaissées , des rochers fendus et brisés , des contrées englouties , des îles nouvelles, des terrains submergés , des cavernes comblées, des matières pesantes , souvent posées sur des matières légères , des corps durs environnés de substances molles, des choses sèches, humides, chaudes, froides, solides, friables, toutes mêlées [725 , 722] , et dans une espèce de confusion qui ne nous présente d'autre image que celle d'un amas de débris et d'un monde en ruine [723].

22. La mer n'est point un élément froid ni stérile , mais un empire aussi riche , aussi peuplé que la terre , et qui offre à l'œil autant de variétés [723, 722 ]. En effet, nous y trouvons des hauteurs, des vallées , des plaines, des profondeurs, des rochers , des terrains de toute espèce , des îles qui ne sont que le sommet dehautes montagnes, et des volcans, dont la bouche submergée vomit le feu du sein des ondes, et pousse jusqu'aux nues une épaisse vapeur mêlée d'eau , de soufre et de bitume [722,725,724].

Page 1