‹ Corrigé des Exercices français sur l'orthographeChapitre 156 sur 157 · DEUX POINTS · texte numérisé non relu

DEUX POINTS

31. 11 y a dans l'homme deux principes opposés [731] : Famour-propre, qui nous rappelle à nous , et la bienveillance , qui nous répand [ 3].

32. L'empereur Antonin disait [730] : Je n'aiplus rien à moi, depuis que je suis parvenu à l'empire [723].

33. Les plantes composent trois grandes familles: les herbes, les arbrisseaux et les arbres [731 , 722 , 723].

34. Ne dites jamais: cette faute est légère, je puis la commettre sans danger [730, 724],

35. Les peines, les chagrins et les afflictions sont les véritables bornes de l'amitié, les signes auxquels on la distingue de la flatterie : un homme heureux et riche ignore s'ii est aimé f722 , 732].

36. Les hommes sont comme les statues : il faut les voir en place [732].

37. La mort n'effraie point l'homme vertueux, qui, satisfait du rôle qu'il a joué , se retire de la scène avec tranquillité , et dit : J'ai vécu, j'ai bien fourni la carrière que le sort m'avait tracée [725, 730].

38. Il y a trois choses que l'on ne connaît que dans trois occasions : le courage à la guerre, la présence d'esprit au moment du danger, l'amitié dans l'infortune [722, 731].

39. L'esprit, les talents, le génie procurent la célébrité : c'est le premier pas vers la renommée, mais les avantages en sont moins réels que ceux de la réputation d'honneur [722 , 732 , 72û].

Û0. Il y a deux grands traits qui peignent le caractère : l'activité à rendre service , qui prouve la générosité , le silence sur les services rendus , qui prouve la grandeur d'ame [731 , 725].

Ûl. Il y a trois sortes d'ignorance : ne rien savoir , savoir mal ce qu'on sait, et savoir autre chose que ce qu'on doit savoir [731,722].

1x1. Je définis ainsi la médisance : une pente secrète del'ame à penser mal de tous les hommes , et qui se manifeste parles paroles [732 , 725].

Û3. La modestie est au mérite ce que les ombres sont au tableau : elle lui donne de la force et du relief [732].

(xlx. Ne régner que pour couronner la justice , donner àses désirs des bornes moins étendues qu'à sa puissance , ne faire sentir son pouvoir à ses peuples que parle nombre de ses bienfaits : telle est la véritable image de la grandeur d'un roi [722, 731].

SUR L'EMPLOI DE LA VIRGULE , DU POINT-VIRGULE , DES DEUX POINTS ET DU POINT.

Û5. Mentor nous dit qu'il avait été autrefois en Crète , et il nous expliqua ce qu'il en connaissait [724, 733]. Cette île, dit-il , admirée de tous les étrangers, et fameuse par ses cent villes , nourrit sans peine tous ses habitants , quoiqu'ils soient innombrables [723 , 725 , 733]. C'est que la terre ne se lasse jamais de répandre ses biens sur ceux qui la cultivent [733]. Son sein fécond ne peut s'épuiser : plus il y a d'hommes dans

un pays , pourvu qu'ils soient laborieux , pins ils jouissent de l'abondance [732 ,725 , 735] . La terre , cette bonne mère, multiplie ses dons selon le nombre de ses enfants qui méritent ses fruitspar leur travail [725,733]. L'ambition etl'avarice des hommes sont les seules sources de leur malheur : les hommes veulent tout avoir, et ils se rendent malheureux par le désir du superflu [723,733 ,732]. S'ils voulaientvivre simplement, et se contenter de satisfaire aux vrais besoins , on verrait partout l'abondance , la joie , la paix et l'union [725 , 722, 733].

46. C'est ce que Minos , le plus sage et le meilleur de tous les rois, avait compris [725, 733]. Tout ce que vous verrez déplus merveilleux dans cette île, est le fruit de ses lois [726, 733]. L'éducation qu'il faisait donner aux enfants,rendles corps sains et robustes [726 , 733] . On les accoutume d'abord à une vie simple, frugale et laborieuse ; on suppose que toute volupté amollit le corps et l'esprit ; on ne leur propose jamais d'autre plaisir que celui d'être invincibles par la vertu , et d'acquérir beaucoup de gloire [722 ,728, 733]. On ne met pas seulement ici le courage à mépriser la mort dans les dangers de la guerre, mais encore à fouler aux pieds les trop grandes richesses , et les plaisirs honteux [724 , 733]. Ici on punit trois vices qui sont impunis chez les autres peuples : l'ingratitude , la dissimulation et l'avarice [731 , 722 , 723 , 733].

SUR L'EMPLOI DES SIGNES PRÉCÉDENTS , DU POINT LNTERRO- GAT1F ET DU POINT EXCLAMAT1P.

47. Veux-tu devenir bientôt homme de bien ? Évite les méchants, fréquente les bons, et ne demeure jamais oisif [734,

48. O combien cette vérité est efficace pour nous empêcher d'offenser la majesté divine : Dieu nous regarde [730 , 734]!

49. Quelle autre voix que celle de la Providence a pu dire aux vagues agitées : vous viendrez jusque là , et vous briserez l'impétuosité de vos flots [730 , 724, 734] ?

50. Que Dieu est grand ! qu'il est digne de louanges ! qu'il est incompréhensible! que la splendeur, la gloire de sa majesté est sainte ! que sa souveraineté est douce etterrible [734, 722]!

51. Désires-tu apprendre à bien mourir? apprends auparavant à bien vivre [734, 733],

52. Heureux celui qui, au lieu ce parcourir le monde, vit loin des hommes [725, 734] ! heureux celui qui ne counait rien au-delà de son horizon, et pour qui le village voisin même estime terre étrangère [723 , 73ti] ! il n'a point laissé son cœur à des objets aimés qu'il ne verra plus, ni sa réputation à la discrétion des méchants [723 , 733].

53. Regardons encore une fois ces voûtes immenses où brillent les astres , et qui couvrent nos têtes [723 , 733]. Qui est-ce qui a attaché tant de grands corps à certains endroits de cette voûte [734] ? Qui est-ce qui les fait tourner régulièrement autour de nous [734]? Que signifie cette multitude innombrable d'étoiles [734] ? La profusion avec laquelle la main de Dieu les a répandues , fait voir qu'elles ne coûtent rien à sa puissance [726, 733].

54. Passion sublime [734] ! sentiment des grandes âmes [734] bonheur du monde , devant lequel tous les maux disparaissent ou s'affaiblissent, et tous les biens s'embellissent, ô divine amitié , ton nom seul me rappelle tous les charmes de la vie [725 , 733],

55. Qu'est-ce que la vie humaine [734] ? une mer furieuse et agitée, où nous sommes sans cesse à la merci des flots, où chaque instant change notre situation, et nous donne de nouvelles alarmes [725, 733]. Que sont les hommes euxmêmes [734] ? les tristes jouets de leurs passions insensées, et de la vicissitude éternelle des événements [723 , 733],

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