‹ Corrosion De Grains De Blé Colorés En Rose Par Des BactériesChapitre 1 sur 3 · Corrosion De Grains De Blé Colorés En Rose Par Des Bactéries · texte numérisé non relu

Corrosion De Grains De Blé Colorés En Rose Par Des Bactéries

Les très-intéressantes observations de M. Van Tieghem sur raltératiou produite dans les tissus végétaux, et particulièrement sur la décomposition de la cellulose par les Awylobacter, donneront, je pense, un intérêt particulier aux observations que j’ai faites sur la désorganisation et la consommation des éléments des grains de Blé par une autre Bactérie appartenant au genre Micrococcus, et dont le mode d’action sur les tissus, sur les cellules et sur leur contenu, n’est pas le même que celui des Annjlobacter.

Il se produit fréquemment dans les cultures des très-nombreuses variétés de Blé de M. Vilmorin une altération particulière de certains grains qui se colorent en rose. M. Vilmorin a eu l’obligeance d’en réunir une certaine quantité appartenant à des variétés diverses, soit à grains durs, soit à grains tendres, et de me les donner pour rechercher la cause de leur singulière coloration.

Je n’entrerai pas ici dans la description détaillée de la structure de ces grains de Blé altérés. On sait que dans un grain de Blé, outre l'embryon, dont le tissu est très-riche en protoplasma, on trouve à la périphérie de l’albumen une couche continue formée d’une seule assise qui ne contient aussi (pic de la matière azotée, matière que l’on a considérée comme identique au gluten, bien qu’elle ait des propriétés différentes. Le reste du corps de l’albumen est formé de cellules dans lesquelles se trouvent un grand nombre de grains d’amidon de taille différente, les uns grands et lenticulaires, les autres petits et globuleux, englobés dans une masse de gluten transparent et s’étirant en fils.

Dans les grains roses, ce sont les tissus et couches particulièrement riches en matière azotée qui offrent la coloration purpurine la plus intense : d’abord la couche superficielle de l’albumen dite couche à gluten, puis l’embryon tout entier, et surtout dans celui-ci leplérome, qui est plus particulièrement riche en plasma.

A l’intérieur des grains roses, ordinairement près de l’extrémité du sillon, se trouve une cavité irrégulière, plus ou moins grande, entourée d’une zone transparente et contenant le long de ses parois une substance amorphe, trouble, dans laquelle ou reconnaît, à l'aide de forts grossissements, des nuées de Bactéries globuleuses se rapportant au genre Micro roccus (Colin). Parfois de semblables cavités s’observent aussi sur les côtés du grain, au-dessous de la couche à gluten ; les petites cavités peu^ vent communiquer avec celle qui occupe le milieu du grain et qui est ordinairement la plus grande»

Page 1