SÉANCE DU 34 JANVIER 1X
défavorable qu’il semble le penser à la production des spores, dans certaines conditions du moins.
Pour des expériences relatives à l’absorption des substances colorantes, faites en collaboration avec M. Mer, il a fait bon nombre de
cultures dans l’eau, et notamment en se servant d 'Allium Cepa. Cette plante contient, comme on le sait, une assez forte proportion de sucre. Or le développement était parfois arreté par le Ji. Amylobacter qui avait envahi les tissus. Les racines étaient frappées de mort et finissaient, en se décomposant, par se réduire à deux membranes concentriques : l’une formée par l’épiderme, l’autre par la couche protectrice renfermant les faisceaux. Pans l’intérieur de ces deux membranes, on observait un nombre consi- 1 érable de spores. Il y a plus, ces spores, développées également lans la masse du bulbe, qui était bientôt réduit en putrilage, formaient parfois, au fond des bocaux, une sorte de précipité pulvérulent et comme nacré.
M. Van Tieghem répond que l’observation de M. Cornu est au contraire conforme à toutes celles qu’il a faites sur les tissus végétaux les plus divers. Dans un tissu sucré quelconque (Carotte, betterave, etc.), le II. Amylobacter consomme d’abord lesucre, puis la cellulose, et, dans ces conditions, il développe abondamment ses
spores. Le sucre tout seul est moins favorable à la production des spores que le sucre avec cellulose.
M. de Seyncs demande si le bleuissement du II. Amylobacter par l’iode est bien une preuve de la présence de l’amidon. Il rappelle que les parois des thèques, dans beaucoup d 'Ascobolus, dans les apolhécies des Lichens, bleuissent par l’iode, sans qu’on en ait jamais conclu qu’elles étaient composées par de la matière amylacée.
M. Van Tieghem répond que si ces parois ne sont pas constituées par de l’amidon même, elles sont formées par une substance analogue et intermédiaire entre la cellulose et l’amidon.
M. Cornu fait ensuite la communication suivante :
NOTE SUR L'HYPOCKKA ALVTACEA l'ers.? par SI. Maxime COIl^U.
L Hypocrea alutacea Pers. est une espèce très-rare en France. MM. Tidasne ne l’ont pas rencontré dans leurs nombreuses excursions au milieu des montagnes. M. Quélet m’a dit qu’il l’avait trouvé un très-petit