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férenciée de celle du cœur ou cardite, que la péricardite enfin ne peut pas être mieux différenciée de la cardite que la pleurésie ne peut l'être de la pneumonie ».
Alors que Corvisart tente, à la même époque, de séparer ces affections les unes des auires, Portal les veut confondre encore. |
Plus loin, il décrit les « anévrismes du cœur dans lesquels les parois, au lieu d’être amincies, ont conservé leur épaisseur ordinaire, ou en ont acquis une plus grande ». |
Et voici pourquoi ces paroïs sont restées épaisses ‘parce qu'il y a eu « intumescence de la propre substance de ce viscère par un vice stéatomateux, par des substances graïsseuses, par des fausses membranes qui se sont formées à l'extérieur du cœur ou dans l’intérieur de ses cavités, par des infiltrations séreuses, purulentes et quelquefois par des hydatides ».
Bref, Portal n’a pas su voir ni GORE ONE l RYHGrERS phie du ventricule gauche. ;
Bien plus, un autre mémoire est dirigé contre Corvisart,,et contre la distinction entre les anévrysmes actifs : et passifs, entre notre hypertrophie et notre dilatation cette distinction de génie, Portal ne la comprenait pas, et d’ailleurs il discute surtout par raisonnement et par logique. IT est disputeur plus que clinicien.
Nous trouvons plus d'intérêt dans un court article sur
la sténocardie ou angine pectorale », parce que Portal y résume ce qu’on savait alors sur l'angine de poitrine, décrite de date récente et encore très mal connue. Il ÿ à de tout, dans cette angine pectorale, depuis de sim-
ples troubles névropathiques, jusqu'à üe vraies douleurs angoreuses !... Mais on ne peut chicaner Portal sur ce point, puisque aujourd'hui même la question est. tout aussi embrouillée.
De petites revues générales sur la cardite, sur les palpitations, démontrent encore amplement que Portal avec les qualités du bon compilateur, n’avait pas le don qui fait le grand élnicren. Il a le mérite d’avoir énormément écrit sur toutes choses médicales, et par conséquent sur le cœur ; quant à lui assigner une place d’honneur au fronton de la Cardiologie, il n’y faut pas songer. Si Corvisart est redevable, c'est à Sénac ét surtout à Avenbrügger, médecin qui ne s’intéressera pas spécialement aux affections cardiaques, maïs qui le mit en possession de l’art de percuter. En effet, Avenbrügger est bien plus le maître et le devancier de Corvisart qu'un Portal roidi dans son respect pour la tradition et son mépris pour les rénovateurs de la médecine clinique.